Larticle 1161 du Code civil pose une double interdiction de conflits d'intĂ©rĂȘts sanctionnĂ©s par la nullitĂ© : les conflits d'intĂ©rĂȘts directs (ou les contrats « avec soi-mĂȘme ») et les conflits d’intĂ©rĂȘts indirects (ou la double reprĂ©sentation). La sanction encourue est la nullitĂ© relative de la convention [1]. Name DĂ©cret n° 99-254 P-RM du 15 septembre 1999 portant Code de procĂ©dure civile, commerciale et sociale. Country: Mali: Subject(s): Civil, commercial and family law Encas de procĂ©dure Ă©crite, au stade de l’orientation de l’affaire, l’article 778 du code de procĂ©dure civile dispose que, lorsque les parties ont donnĂ© leur accord pour que la procĂ©dure se dĂ©roule sans audience, le prĂ©sident dĂ©clarant l’instruction close fixe la date pour le dĂ©pĂŽt des dossiers au greffe de la chambre. Ensuite, le greffier en avise les parties et, le cas Apropos des aspects de procĂ©dure civile de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 RĂ©f. : Loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016, de modernisation de la justice du XXIĂšme siĂšcle ( N° Lexbase : L1605LB3 ) Article338-1 du Code de ProcĂ©dure Civile . Le mineur capable de discernement est informĂ© par le ou les titulaires de l'exercice de l'autoritĂ© parentale, le tuteur ou, le cas Ă©chĂ©ant, par la personne ou le service Ă  qui il a Ă©tĂ© confiĂ© de son droit Ă  ĂȘtre entendu et Ă  ĂȘtre assistĂ© d'un avocat dans toutes les procĂ©dures le concernant. Lorsque la procĂ©dure est introduite par cTNEc9j. Dans les cas prĂ©vus aux articles 515-9 et 515-13 du code civil, le juge est saisi par une requĂȘte remise ou adressĂ©e au greffe. Outre les mentions prescrites par l'article 57 du prĂ©sent code, la requĂȘte contient un exposĂ© sommaire des motifs de la demande et, en annexe, les piĂšces sur lesquelles celle-ci est fondĂ©e. Ces exigences sont prescrites Ă  peine de nullitĂ©. Le juge rend sans dĂ©lai une ordonnance fixant la date de l'audience. A moins qu'il ne soit l'auteur de la requĂȘte, le ministĂšre public est aussitĂŽt avisĂ© par le greffier du dĂ©pĂŽt de la requĂȘte et de la date de l'audience fixĂ©e par le juge aux affaires familiales. Cette ordonnance prĂ©cise les modalitĂ©s de sa notification. Copie de l'ordonnance est notifiĂ©e 1° Au demandeur, par le greffe, par tout moyen donnant date certaine ou par remise en mains propres contre Ă©margement ou rĂ©cĂ©pissĂ© ; 2° Au dĂ©fendeur, par voie de signification Ă  l'initiative a Du demandeur lorsqu'il est assistĂ© ou reprĂ©sentĂ© par un avocat ; b Du greffe lorsque le demandeur n'est ni assistĂ© ni reprĂ©sentĂ© par un avocat ; c Du ministĂšre[...] De 1804 Ă  1960, ils ont Ă©tĂ© les seuls articles relatifs aux rĂšgles de compĂ©tence internationale française, or le mouvement observĂ© aujourd’hui est que les rĂšgles de compĂ©tences ordinaires ont pris le pas sur ces articles, du fait notamment de l’internationalisation des sources du Droit international PrivĂ© et pour les europĂ©ens de sa communautarisation. Les rĂšgles de procĂ©dures visent Ă  permettre aux parties de soumettre leur litige Ă  un tribunal compĂ©tent, ce droit Ă©tant par ailleurs reconnu au regard de l’article 6 §1 de la CESDH pour les ressortissants communautaires, ou par le droit interne des Ă©tats en vertu de leurs dispositions procĂ©durales en matiĂšre de rĂšgles de compĂ©tence internationale. Ainsi, prĂ©sents dans le Titre Ier Des droits civils », les articles 14 et 15 du Code Civil disposĂ©s dans le Code de 1804 Ă©dictaient deux rĂšgles de compĂ©tence internationale permettant Ă  un partie de nationalitĂ© française , qu’elle soit demanderesse ou dĂ©fenderesse de bĂ©nĂ©ficier d’un privilĂšge indirect de juridiction et de porter ainsi son litige devant le juge français. AxĂ© sur la nationalitĂ©, le revirement de jurisprudence intervenu dans les annĂ©es 60 nous conduit Ă  exclure les rĂšgles relatives Ă  la compĂ©tence des tribunaux français en raison du domicile des parties quelles soient françaises ou Ă©trangĂšres. De 1804 Ă  1960, ils ont Ă©tĂ© les seuls articles relatifs aux rĂšgles de compĂ©tence internationale française, or le mouvement observĂ© aujourd’hui est que les rĂšgles de compĂ©tences ordinaires ont pris le pas sur ces articles, du fait notamment de l’internationalisation des sources du Droit international PrivĂ© et pour les europĂ©ens de sa communautarisation. L’enjeu de ces derniers est alors tant de permettre la reconnaissance de la compĂ©tence d’une juridiction Ă©trangĂšre pour juger du litige opposant les parties dont l’une au moins est de nationalitĂ© française que de permettre l’exĂ©cution d’une dĂ©cision rendue par une juridiction Ă©trangĂšre Ă  l’encontre d’un ressortissant français, sans qu’il soit possible de contester systĂ©matiquement la compĂ©tence de la juridiction Ă©trangĂšre. Il s’agit dĂšs lors est de faire le point tant sur leur domaine respectif I, que sur leur rĂ©gime II I – Le domaine d’application des articles et du Code civil Certaines rĂšgles du Droit international privĂ© ont Ă©tĂ© fondĂ©es sur la nationalitĂ© des parties, les articles 14 et 15 du Code Civil offraient ainsi aux justiciables français quelque soit leur position dans le litige de bĂ©nĂ©ficier d’un privilĂšge de juridiction A, mais cette faveur a Ă©tĂ© aujourd’hui abandonnĂ©e par la jurisprudence B A – L’application d’un privilĂšge indirect de juridiction Il suffisait que la nationalitĂ© du bĂ©nĂ©ficiaire soit apprĂ©ciĂ©e au moment de l’introduction de l’instance pour que les juridictions françaises se dĂ©clarent compĂ©tentes Cass. du 21/03/1966, la jurisprudence les avaient par ailleurs dotĂ©s Ă  cet Ă©gard d’un champ d’application gĂ©nĂ©ral du 01/02/1955, moins quelques exceptions du 17/11/81, quant aux actions immobiliĂšres. Les articles 14 et 15 du Code Civil ne sont cependant pas d’Ordre public et ne peuvent ĂȘtre d’office soulevĂ©s par le juge du 26/05/99, Cependant, du fait du droit europĂ©en de la compĂ©tence internationale, ils ont tout Ă  la fois subi une extension, le rĂšglement Bruxelles I du 22/12/00 prĂ©voit en effet que pour les litiges qui ne relĂšvent pas de sa compĂ©tence, les rĂ©sidents et les nationaux peuvent bĂ©nĂ©ficier de ces dispositions et une restriction de leur application au titre du mĂȘme rĂšglement, car si le dĂ©fendeur Ă  l’action est Ă©tabli sur le territoire de l’UE, ils ne peuvent ĂȘtre invoquĂ©s. Ainsi, les articles 14 et 15 du Code Civil ont-ils reçus de l’évolution de la jurisprudence de nouveaux modes d’application. B – La nouvelle jurisprudence appliquĂ©e aux articles 14 et 15 du Code Civil Dans un arrĂȘt de la 1° Civ du 22/05/07, la Cour de cassation Ă©tait interrogĂ©e sur le fait de savoir comment appliquer l’article 14 du Code Civil, elle dĂ©cida alors que ce dernier pouvait ĂȘtre invoquĂ© si l’une des parties Ă©tait française ou si aucune juridiction Ă©trangĂšre n’avait Ă©tĂ© prĂ©alablement saisie et sauf renonciation expresse du justiciable, par ailleurs, si la partie entendait dĂ©velopper ce moyen Ă  l’occasion d’un risque dĂ©ni de justice, on remarquera que cette extension de la compĂ©tence du juge français dans un litige international ne pouvant pas ĂȘtre invoquĂ©e d’office par le juge, il revient Ă  la partie demanderesse de l’exprimer sous peine de renonciation tacite de ce moyen de dĂ©fense du 13/01/81. L’article 15 du Code Civil quant Ă  lui a fait l’objet selon les spĂ©cialistes d’une interprĂ©tation dĂ©formante aux fins de l’ériger en privilĂšge de juridiction indirecte. La jurisprudence autorisait ainsi un français de s’opposer Ă  la reconnaissance de toute dĂ©cision rendue contre lui Ă  l’étranger comme Ă©manant d’une juridiction incompĂ©tente, la Cour de cassation dans l’arrĂȘt Prieur, du 23/05/06 » a mis fin Ă  ce privilĂšge qui Ă©tait cependant largement privĂ© d’effet par le droit communautaire. En effet, le recul le plus sĂ©rieux est venu de la Convention de Bruxelles du 27/09/68 reprise par la Convention de Lugano du 16/09/88 qui a Ă©cartĂ© aussi bien les articles 14 et 15 du Code Civil en ce qui concerne les rĂšgles de compĂ©tence directe et supprimĂ©e en principe tout contrĂŽle quant Ă  la compĂ©tence du juge d’origine. Il en est de mĂȘme dans le rĂšglement Bruxelles II du 27/11/03 sur la compĂ©tence et l’exĂ©cution des dĂ©cisions en matiĂšre matrimoniale. Les articles 14 et 15 du Code Civil rĂ©pondent dĂ©sormais Ă  un nouveau rĂ©gime II – RĂ©gime des articles 14 et 15 du Code civil De 1804 Ă  1960, ils Ă©taient les seuls articles de compĂ©tence internationale française, le mouvement dĂ©sormais observĂ© est que les rĂšgles de compĂ©tence ordinaire ont pris le pas sur ces sont ainsi des rĂšgles de compĂ©tences subsidiaires A qui ne s’appliquent que si aucun autre critĂšre de compĂ©tence internationale ne dĂ©signe une juridiction Ă©trangĂšre B A – Une rĂšgle de compĂ©tence subsidiaire et facultative L’arrĂȘt de la 1° Civ du 19/11/85 avait posĂ© que l’article 14 du Code Civil n’avait qu’un caractĂšre subsidiaire et qu’il ouvrait aux nationaux qu’une simple facultĂ©, et depuis l’intĂ©gration Ă  l’UE, ce n’est que lorsque le rĂšglement communautaire ne dispose pas de la compĂ©tence d’une juridiction dĂ©signĂ©e par l’application de ses rĂšgles que les Ă©tats retrouvent le droit d’appliquer leurs rĂšgles internes de compĂ©tence internationale du 30/09/09 »Il est cependant toujours loisible aux parties de renoncer au bĂ©nĂ©fice de ces articles, sous rĂ©serve que le litige n’intĂ©resse pas l’Ordre public français auquel cas la renonciation resterait sans effet CA. Paris, 22/10/70 » B – DĂ©signation par une rĂšgle de compĂ©tence internationale Par principe, si un litige prĂ©sente un caractĂšre international, les tribunaux français ne peuvent pas les connaĂźtre, si aucune rĂšgle de compĂ©tence internationale ne leur donne cette ailleurs, outre les rĂšgles disposĂ©es par les TraitĂ©s et les rĂšglements de l’UE, il Ă©tait possible pour un mĂȘme litige d’ĂȘtre confrontĂ© Ă  la saisine de deux juridictions diffĂ©rentes, ce conflit de procĂ©dure est alors rĂ©glĂ© par la notion de litispendance internationale, dĂšs lors depuis l’arrĂȘt SociĂ©tĂ© Miniera di fragne du 26/11/74 », le juge français, mĂȘme si une des parties au litige est un national, Ă  partir du moment ou il est saisi en 2nd doit se dessaisir au profit du juge Ă©tranger sous rĂ©serve nĂ©anmoins que la dĂ©cision soit susceptible d’ĂȘtre reconnue en admettra ici, tout l’intĂ©rĂȘt de cette dĂ©cision au regard des consĂ©quences de l’article 15 du Code Civil quant aux conditions d’exĂ©cution des jugements rendus par une juridiction Ă©trangĂšre, qui dĂ©sormais ne fait plus objectivement obstacle au dessaisissement du juge français en cas de litispendance internationale. IntroductionLa fin de l’instruction prĂ©paratoire constitue un moment important tant en termes de droits qu’au regard de la suite judiciaire que le magistrat instructeur entend donner Ă  l’affaire pour laquelle il est saisi. Les parties vont en effet apprendre quel sort est rĂ©servĂ© aux mis en examen tout en pouvant formuler observations et demandes d’actes. Si en rĂ©action Ă  la cĂ©lĂšbre affaire d’ Outreau », la loi du 5 mars 2007 N° Lexbase L5932HUA avait fait en sorte de nettement favoriser le contradictoire au stade de la clĂŽture, difficile de nier que la loi du 23 mars 2019 N° Lexbase L6740LPC a considĂ©rablement obscurci la procĂ©dure applicable, semblant vouloir tendre un vĂ©ritable piĂšge aux avocats. Quelle que soit la volontĂ© du lĂ©gislateur contemporain, l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7482LPS ne constitue plus une garantie destinĂ©e Ă  assurer Ă  l’issue de l’information judiciaire un Ă©change Ă©quitable et contradictoire entre les diffĂ©rentes parties prenantes. Il y a dĂšs lors de quoi ĂȘtre inquiet quand un lĂ©gislateur ne cherche plus Ă  faire de la procĂ©dure pĂ©nale un espace de vĂ©ridiction gouvernĂ© par l’échange et la contradiction. Assumer le risque que le dossier ne soit pas Ă©quilibrĂ© et Ă©clairĂ© par la dĂ©fense atteste que la procĂ©dure pĂ©nale tend vers de nombreux objectifs au premier rang desquels ne se trouve pas l’égalitĂ© des armes ; ce qui est sans doute logique si le droit rĂ©pressif est perçu tel un ordre destinĂ© Ă  punir ceux qui par leur infraction ont brisĂ© le lien de fin d’informationMaĂźtre du temps. Le juge d’instruction maitrise Ă©videmment la temporalitĂ© de l’information judiciaire ; la fin d’information n’échappe pas Ă  son emprise. La clĂŽture de l’instruction dĂ©pend peu ou prou, en pratique, du seul rythme qu’il donne Ă  la procĂ©dure conformĂ©ment Ă  la loi C. proc. pĂ©n., art. 175 N° Lexbase L7482LPS. Toutefois, l’article 175-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7476LPL permet au mis en examen, au tĂ©moin assistĂ© ou Ă  la partie civile de demander au juge d'instruction de prononcer le renvoi ou la mise en accusation devant la juridiction de jugement ou de dĂ©clarer qu'il n'y a pas lieu Ă  suivre. Cette demande peut d’ailleurs Ă©galement ĂȘtre formĂ©e lorsque aucun acte d'instruction n'a Ă©tĂ© accompli pendant un dĂ©lai de quatre mois. A cet effet, et fort opportunĂ©ment, l’article 175-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2992IZT rappelle que la durĂ©e de l'instruction ne peut excĂ©der un dĂ©lai raisonnable au regard de la gravitĂ© des faits reprochĂ©s au mis en examen, de la complexitĂ© des investigations nĂ©cessaires Ă  la manifestation de la vĂ©ritĂ© et de l'exercice des droits de la l'article 221-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L3611AZR permet aux parties, lorsqu'un dĂ©lai de quatre mois ramenĂ© Ă  deux mois pour la personne en dĂ©tention provisoire s'est Ă©coulĂ© depuis le dernier acte d'instruction, de saisir la chambre de l'instruction dans les conditions de l'article 173, alinĂ©a 3, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7455LPS par dĂ©claration au greffe. Cette juridiction pourra Ă©ventuellement dessaisir le magistrat instructeur du dĂ©lais de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©naleAvis de fin d’information et rĂ©quisitoire dĂ©finitifDĂ©lai et notification. Il rĂ©sulte de l’article 175, I, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7482LPS qu’aussitĂŽt que l'information lui paraĂźt terminĂ©e, le juge d'instruction communique le dossier au procureur de la RĂ©publique et en avise en mĂȘme temps les avocats des parties ou, si elles ne sont pas assistĂ©es par un avocat, les parties. Il est ajoutĂ© que cet avis de fin d’information est notifiĂ© soit verbalement avec Ă©margement au dossier, soit par lettre recommandĂ©e. Lorsque la personne est dĂ©tenue, il peut Ă©galement ĂȘtre notifiĂ© par les soins du chef de l'Ă©tablissement pĂ©nitentiaire, qui adresse sans dĂ©lai au juge d'instruction l'original ou la copie du rĂ©cĂ©pissĂ© signĂ© par l'intĂ©ressĂ©. Le II de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale prĂ©cise alors qu’une fois l’avis envoyĂ©, le procureur de la RĂ©publique dispose d'un dĂ©lai d'un mois si une personne mise en examen est dĂ©tenue ou de trois mois dans les autres cas pour adresser ses rĂ©quisitions motivĂ©es au juge d'instruction. Copie de ce rĂ©quisitoire dĂ©finitif est adressĂ©e dans le mĂȘme temps par lettre recommandĂ©e aux avocats des parties ou, si elles ne sont pas assistĂ©es par un avocat, aux parties et rĂ©pliquesDĂ©lai de prĂ©servation des droits. DĂ©sormais, aux termes du III de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7482LPS, dans un dĂ©lai de quinze jours Ă  compter soit de chaque interrogatoire ou audition rĂ©alisĂ© au cours de l'information, soit de l'envoi de l'avis prĂ©vu au I du prĂ©sent article, les parties peuvent faire connaĂźtre au juge d'instruction, selon les modalitĂ©s prĂ©vues Ă  l'avant-dernier alinĂ©a de l'article 81 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7468LPB, qu'elles souhaitent exercer l'un ou plusieurs des droits prĂ©vus aux IV et VI du prĂ©sent article. L’article 175, VIII, du Code de procĂ©dure pĂ©nale dispose que ce dĂ©lai s’impose Ă©galement au tĂ©moin dĂ©lai rĂ©ponse au 175 ». Selon le IV de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale, si les parties ont indiquĂ© souhaiter exercer ces droits, elles disposent, selon les cas mentionnĂ©s au II, d'un mĂȘme dĂ©lai d'un mois ou de trois mois Ă  compter de l'envoi de l'avis prĂ©vu au I pour adresser des observations, formuler des demandes ou prĂ©senter des requĂȘtes. A l'expiration du dĂ©lai de trois mois si le mis en examen est libre, un mois s’il est dĂ©tenu, les parties ne sont plus recevables Ă  adresser de telles observations ou Ă  formuler ou prĂ©senter de telles demandes ou requĂȘtes. Le VIII de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale prĂ©cise que le tĂ©moin assistĂ© peut formuler ces dĂ©lai rĂ©plique au rĂ©quisitoire dĂ©finitif. En vertu de l’article 175, VI, du Code de procĂ©dure pĂ©nale, si les parties ont indiquĂ© qu'elles souhaitaient exercer ce droit conformĂ©ment au III, elles disposent d'un dĂ©lai de dix jours si une personne mise en examen est dĂ©tenue ou d'un mois dans les autres cas pour adresser au juge d'instruction des observations complĂ©mentaires, pour rĂ©pliquer aux rĂ©quisitions du procureur, et ce Ă  compter de la date Ă  laquelle les rĂ©quisitions leur ont Ă©tĂ© communiquĂ©es ». Le tĂ©moin assistĂ© a Ă©galement la possibilitĂ© de rĂ©pliquer en application de l’alinĂ©a VIII de l’article 175 du Code de procĂ©dure dĂ©lai rĂ©plique du procureur par rĂ©quisitions complĂ©mentaires. La loi distingue dĂ©sormais dans un alinĂ©a spĂ©cifique le cas oĂč le procureur rĂ©pond aux observations formulĂ©es par les parties dans le cadre du 1er dĂ©lai. L’article 175, V, du Code de procĂ©dure pĂ©nale Ă©nonce ainsi que si les parties ont adressĂ© des observations en application du 1° du IV, le procureur de la RĂ©publique dispose d'un dĂ©lai de dix jours si une personne mise en examen est dĂ©tenue ou d'un mois dans les autres cas pour adresser au juge d'instruction des rĂ©quisitions complĂ©mentaires, et ce Ă  compter de la date Ă  laquelle ces observations lui ont Ă©tĂ© de rĂšglement. Le VII de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale dispose qu’à l'issue, selon les cas, du dĂ©lai d'un mois ou de trois mois prĂ©vu aux II et IV observations primaires des parties et rĂ©quisitions du procureur, ou du dĂ©lai de dix jours ou d'un mois prĂ©vu aux V et VI rĂ©pliques, le juge d'instruction peut rendre son ordonnance de rĂšglement. Selon l’article 385, alinĂ©a 3, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L3791AZG, lorsque l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction a Ă©tĂ© rendue sans que les conditions prĂ©vues par l'article 175 du code aient Ă©tĂ© respectĂ©es, les parties demeurent recevables Ă  soulever devant le tribunal correctionnel les nullitĂ©s de la actes de l’article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©naleDroit nouveau similaritĂ© avec le droit ancien. Aux termes de l’article 175, IV, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7482LPS, il est acquis que, si elles ont indiquĂ© souhaiter exercer ces droits dans les conditions prĂ©vues au III, les parties disposent, selon les cas mentionnĂ©s au II, d'un mĂȘme dĂ©lai d'un mois ou de trois mois Ă  compter de l'envoi de l'avis prĂ©vu au I pour 2° Formuler des demandes ou prĂ©senter des requĂȘtes, selon les mĂȘmes modalitĂ©s, sur le fondement du neuviĂšme alinĂ©a de l'article 81, des articles 82-1 et 82-3, du premier alinĂ©a de l'article 156 et du troisiĂšme alinĂ©a de l'article 173, sous rĂ©serve qu'elles ne soient pas irrecevables en application des articles 82-3 et 173-1 ».L'ordonnance de rĂšglementLes diffĂ©rentes ordonnances de rĂšglementGĂ©nĂ©ralitĂ©s sur l'ordonnance de rĂšglementApprĂ©ciation souveraine des charges. Une fois les dĂ©lais Ă©puisĂ©s Ă  la suite de l’avis d’information, le juge d’instruction doit rĂ©gler » l’affaire. Il doit en effet rendre une ordonnance de rĂšglement par laquelle il doit examiner, conformĂ©ment Ă  l’article 176 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2972IZ4, s'il existe contre la personne mise en examen des charges constitutives d'infraction, dont il dĂ©termine la qualification En vertu de l’article 184 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2974IZ8, l'ordonnance doit prĂ©ciser la qualification lĂ©gale du fait imputĂ© et pourquoi il existe ou non des charges suffisantes. Depuis la loi n° 2007-291 du 5 mars 2007 N° Lexbase L5930HU8, le texte ajoute que la motivation est prise au regard des rĂ©quisitions et observations des parties, en prĂ©cisant les Ă©lĂ©ments Ă  charge et Ă  dĂ©charge. L’article 176 du Code de procĂ©dure pĂ©nale renvoie Ă©galement Ă  la qualification formelle et couverture des vices. Si la validitĂ© formelle de l’ordonnance est acquise, il en rĂ©sulte par effet de la loi C. proc. pĂ©n., art. 178 N° Lexbase L6709LGL, 179 N° Lexbase L8054LAK et 181 N° Lexbase L2990IZR que lorsqu'elle devient dĂ©finitive, l'ordonnance de renvoi couvre, s'il en existe, les vices de la partielles. Les dispositions de l’article 182 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2973IZ7 prĂ©cisent que des ordonnances de non-lieu partiel peuvent intervenir en cours d'information. Peuvent intervenir, pareillement, des ordonnances de renvoi partiel ou de transmission partielle des piĂšces en cas de charges L'ordonnance de clĂŽture de l'information entraĂźne ipso jure le dessaisissement du magistrat instructeur celui-ci ne peut plus procĂ©der au moindre acte d'instruction v. Cass. crim., 24 juill. 1961 Bull. crim. 1961, n° 353.L'ordonnance de non-lieuNon-lieu de droit communFondement. Le non-lieu est envisagĂ© Ă  l’article 177 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2988IZP. Ainsi, dĂšs lors que le juge d'instruction estime que les faits ne constituent aucune infraction, ou si l'auteur est restĂ© inconnu, ou s'il n'existe pas de charges suffisantes contre la personne mise en examen, il dĂ©clare, par une ordonnance, qu'il n'y a lieu Ă  relative et citation directe. Sur le plan pĂ©nal, aux termes de l’article 188 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2975IZ9, la personne mise en examen Ă  l'Ă©gard de laquelle le juge d'instruction a dit n'y avoir lieu Ă  suivre ne peut plus ĂȘtre recherchĂ©e Ă  l'occasion du mĂȘme fait, Ă  moins qu'il ne survienne de nouvelles charges ».Effets du non-lieu. Les personnes mises en examen qui sont provisoirement dĂ©tenues sont fort naturellement mises en libertĂ©. L'ordonnance met similairement fin au contrĂŽle judiciaire en application de l’article 177 du Code de procĂ©dure pĂ©nale. Surtout, il rĂ©sulte des dispositions de l’article 188 du Code de procĂ©dure pĂ©nale que la personne mise en examen Ă  l'Ă©gard de laquelle le juge d'instruction a dit n'y avoir lieu Ă  suivre ne peut plus ĂȘtre recherchĂ©e Ă  l'occasion du mĂȘme fait, Ă  moins qu'il ne survienne de nouvelles charges ».Autres effets. Lors d’un non-lieu, le juge doit statuer par la mĂȘme ordonnance sur la restitution des objets placĂ©s sous main de justice. Enfin, aux termes de l’article 177-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L8710GQN, le juge d'instruction peut ordonner, d'office ou Ă  la demande de l'intĂ©ressĂ© soit la publication intĂ©grale ou partielle de la dĂ©cision de non-lieu, soit la publication d'un communiquĂ©. L'ordonnance de refus, Ă©galement susceptible d'appel, doit ĂȘtre civile. Le non-lieu Ă  l'issue d'une information ouverte sur constitution de partie civile, considĂ©rĂ©e comme abusive ou dilatoire, peut conduire le juge d'instruction, Ă  prononcer contre la partie civile une amende civile ne pouvant excĂ©der 15 000 euros en vertu de l’article 177-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4539AZ7. Cette dĂ©cision peut ĂȘtre frappĂ©e d'appel par la partie civile dans les mĂȘmes conditions que l'ordonnance de non-lieu. L’appel est Ă©galement ouvert au procureur de la RĂ©publique si le juge d'instruction ne suit pas ses loi n° 2015-993 du 17 aoĂ»t 2015 portant adaptation de la procĂ©dure pĂ©nale au droit de l'Union europĂ©enne N° Lexbase L2620KG7 a insĂ©rĂ© un nouvel article 183-1 dans le Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2761KGD aux termes duquel Ă  la demande de la victime qui a dĂ©posĂ© plainte sans s'ĂȘtre toutefois constituĂ©e partie civile, l'ordonnance de non-lieu, une fois devenue dĂ©finitive, est portĂ©e Ă  sa connaissance par tout moyen ».Dommages et intĂ©rĂȘts. En vertu de l’article 91 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7165A47, quand, aprĂšs une information ouverte sur constitution de partie civile, une dĂ©cision de non-lieu a Ă©tĂ© rendue, la personne mise en examen et toutes personnes visĂ©es dans la plainte, et sans prĂ©judice d'une poursuite pour dĂ©nonciation calomnieuse, peuvent, si elles n'usent de la voie civile, demander des dommages-intĂ©rĂȘts au plaignant devant la juridiction spĂ©ciauxIrresponsabilitĂ© pĂ©nale ou dĂ©cĂšs. Si le non-lieu se fonde sur l’article 122-2 force majeure N° Lexbase L2167AM9, 122-3 erreur sur le droit N° Lexbase L2316AMQ, 122-4 autorisation de la loi ou commandement de l’autoritĂ© lĂ©gitime N° Lexbase L7158ALP, 122-5 Ă©tat de nĂ©cessitĂ© N° Lexbase L2171AMD, 122-7 du Code pĂ©nal lĂ©gitime dĂ©fense N° Lexbase L2248AM9 ou le dĂ©cĂšs du mis en examen, l'ordonnance doit selon l’article 177 alinĂ©a 2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2988IZP prĂ©ciser s'il existe des charges suffisantes Ă©tablissant que l'intĂ©ressĂ© a commis les faits qui lui sont la loi n° 2008-174 du 25 fĂ©vrier 2008 N° Lexbase L8204H3A a créé un cadre spĂ©cifique de rĂšglement en cas de trouble mental l'ordonnance d'irresponsabilitĂ© pĂ©nale qui relĂšve du juge d'instruction C. proc. pĂ©n., art. 706-120 N° Lexbase L6266H9X, ou l'arrĂȘt de dĂ©claration d'irresponsabilitĂ© pĂ©nale qui ressort Ă  la chambre de l'instruction C. proc. pĂ©n., art. 706-124 N° Lexbase L6262H9S] pour une analyse diffĂ©rentielle de ces procĂ©dures v. S. Detraz, La crĂ©ation d'une nouvelle dĂ©cision de rĂšglement de l'instruction la dĂ©cision d'irresponsabilitĂ© pĂ©nale pour cause de trouble mental, RSC, 2008, p. 873. La situation visĂ©e par la loi est la suivante malgrĂ© l'existence de charges suffisantes Ă  l'encontre d'une personne, cette derniĂšre doit ĂȘtre dĂ©clarĂ©e irresponsable en raison de troubles psychiques ou neuropsychiques ayant aboli son discernement conformĂ©ment Ă  l’article 122-1 du Code pĂ©nal N° Lexbase L9867I3T.L'ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnelLa dĂ©cision de renvoiORTC et mesures de contrainte. L’article 179 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L8054LAK dĂ©finit le cadre juridique de l’ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel ORTC. Si le juge estime que les faits constituent un dĂ©lit, il prononce, par ordonnance, le renvoi de l'affaire devant le tribunal correctionnel. Cette ordonnance prĂ©cise, s'il y a lieu, que le prĂ©venu bĂ©nĂ©ficie des dispositions de l'article 132-78 du Code pĂ©nal N° Lexbase L0432DZZ affĂ©rent aux causes de diminution ou d’exemption de peine en cas de collaboration avec la justice. Surtout la loi ajoute que l'ordonnance de rĂšglement met fin Ă  la dĂ©tention provisoire, Ă  l'assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique ou au contrĂŽle provisoire. Le juge d'instruction peut, par ordonnance distincte spĂ©cialement motivĂ©e, maintenir le prĂ©venu en dĂ©tention, sous assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique ou encore sous contrĂŽle judiciaire jusqu'Ă  sa comparution devant le tribunal. La loi exige que l'ordonnance de maintien en dĂ©tention provisoire soit exclusivement motivĂ©e par rĂ©fĂ©rence aux 2°, 4°, 5° et 6° de l'article 144 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L9485IEZ.Mandats. Si le mandat d'arrĂȘt conserve sa force exĂ©cutoire, en revanche, les mandats d'amener ou de recherche cessent de pouvoir recevoir exĂ©cution. Le juge d'instruction a toutefois la possibilitĂ© de dĂ©livrer un mandat d'arrĂȘt contre le des vices. L’article 179 du Code de procĂ©dure pĂ©nale en son dernier alinĂ©a consacre la purge des vices de la procĂ©dure jusqu’ici suivie lorsqu'elle est devenue dĂ©finitive, l'ordonnance mentionnĂ©e au premier alinĂ©a couvre, s'il en existe, les vices de la procĂ©dure ». Cette disposition trouve son pendant Ă  l’article 385 du code N° Lexbase L3791AZG qui dispose en son alinĂ©a 1er que Le tribunal correctionnel a qualitĂ© pour constater les nullitĂ©s des procĂ©dures qui lui sont soumises sauf lorsqu'il est saisi par le renvoi ordonnĂ© par le juge d'instruction ou la chambre de l'instruction ». L’alinĂ©a 4 poursuit ainsi Lorsque la procĂ©dure dont il est saisi n'est pas renvoyĂ©e devant lui par la juridiction d'instruction, le tribunal statue sur les exceptions tirĂ©es de la nullitĂ© de la procĂ©dure antĂ©rieure ».Limite Ă  la purge irrĂ©gularitĂ© de l’ORTC. Nonobstant la purge des nullitĂ©s, l’article 385, alinĂ©a 2, du Code de procĂ©dure pĂ©nale ouvre Ă  la dĂ©fense la possibilitĂ© d’attaquer la rĂ©gularitĂ© de l’ordonnance de Ă  la purge irrĂ©gularitĂ© de la fin d’information. En revanche, l’article 385 du Code de procĂ©dure pĂ©nale contient une vĂ©ritable exception Ă  l’article 179, dernier alinĂ©a, du code lorsque l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction a Ă©tĂ© rendue sans que les conditions prĂ©vues par l'article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7482LPS aient Ă©tĂ© respectĂ©es, le prĂ©venu est autorisĂ© Ă  soulever devant le tribunal correctionnel les nullitĂ©s de la Ă  l’exception personne en fuite. Selon la Cour de cassation, il se dĂ©duit de l'article 134 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L7628IP9 qu'une personne en fuite et vainement recherchĂ©e au cours de l'information n'a pas la qualitĂ© de partie au sens de l'article 175 du Code de procĂ©dure pĂ©nale relatif Ă  l’avis de fin d’information. DĂšs lors, elle ne saurait se prĂ©valoir des dispositions de l'article 385, alinĂ©a 3, du Code de procĂ©dure pĂ©nale permettant de soulever les nullitĂ©s devant le tribunal correctionnel, l'ordonnance de renvoi ayant, comme le prĂ©voit l'article 179 du code, purgĂ© les vices de la procĂ©dure Cass. crim., 3 avril 2007, n° F-P+F+I N° Lexbase A9203DUE ; Cass. crim., 3 octobre 2007, n° F-P+F N° Lexbase A8638DYL ; Cass. crim., 15 mai 2018, n° F-P+B N° Lexbase A4499XNX.Exception Ă  la purge presse. La spĂ©cificitĂ© du droit de la presse affecte Ă©galement le jeu de l’article 179, alinĂ©a 6, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L8054LAK. En principe, lorsque la juridiction correctionnelle est saisie par l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction, les parties sont irrecevables Ă  soulever les exceptions tirĂ©es de la nullitĂ© de la procĂ©dure du juge d’instruction. Bien que la loi ne le mentionne pas expressĂ©ment, il est Ă©vident que l’ordonnance de renvoi dessaisit le magistrat finir, prĂ©cisons que toute ordonnance renvoyant le mis en examen devant les tribunaux de police ou correctionnel l'informe en application de l’article 179-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L5357LCE, qu'il doit signaler par lettre recommandĂ©e avec accusĂ© de rĂ©ception auprĂšs du procureur, jusqu'au jugement dĂ©finitif, tout changement d'adresse, et que toute citation, notification ou signification faite Ă  la derniĂšre adresse dĂ©clarĂ©e sera rĂ©putĂ©e faite Ă  sa judiciaire et lĂ©gale. La correctionnalisation permet Ă  l’institution judiciaire de recourir Ă  une qualification dĂ©lictuelle quand bien mĂȘme la rĂ©alitĂ© des faits commis imposerait une dimension ces dispositions vont de pair avec l’article 469, alinĂ©a 4, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L3000IZ7. Le 1er alinĂ©a permet certes au tribunal correctionnel, s’il estime que le fait dĂ©fĂ©rĂ© sous la qualification de dĂ©lit est de nature Ă  entraĂźner une peine criminelle, de renvoyer le ministĂšre public Ă  se pourvoir ainsi qu'il avisera. Toutefois, l’alinĂ©a 4Ăšme ajoute lorsqu'il est saisi par le renvoi ordonnĂ© par le juge d'instruction ou la chambre de l'instruction, le tribunal correctionnel ne peut pas faire application, d'office ou Ă  la demande des parties, des dispositions du premier alinĂ©a, si la victime Ă©tait constituĂ©e partie civile et Ă©tait assistĂ©e d'un avocat lorsque ce renvoi a Ă©tĂ© ordonnĂ© ». Le texte rĂ©serve toutefois le cas de poursuites exercĂ©es pour un dĂ©lit non intentionnel s'il rĂ©sulte des dĂ©bats que les faits sont de nature Ă  entraĂźner une peine criminelle parce qu'ils ont Ă©tĂ© commis de façon intentionnelle. L’affaire peut alors ĂȘtre renvoyĂ©e au procureur aux fins de mieux se de l’appel contre la correctionnalisation. Outre ce risque, la Cour a longtemps fait peser une incertitude quant au sort rĂ©servĂ© Ă  l’appel de l’ordonnance de son dernier Ă©tat, la Cour de cassation estime donc que la recevabilitĂ©, au regard des dispositions de l'article 186-3 du code de procĂ©dure pĂ©nale, de l'appel d'une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, portant requalification des faits, peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e, non seulement au vu des indications figurant dans l'acte d'appel, mais aussi en fonction des motifs de ce recours exposĂ©s par mĂ©moire devant la chambre de l'instruction » Cass. crim., 29 novembre 2017, n° FS-P+B, N° Lexbase A4616W4Q.Les alternatives au renvoiCRPC variation autour de l’action publique. Depuis la loi n° 2011-1862 du 13 dĂ©cembre 2011 N° Lexbase L3703IRL, une innovation a pĂ©nĂ©trĂ© le Code de procĂ©dure pĂ©nale. Alors que l’action publique a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ©e par la saisine d’un magistrat instructeur, il est possible en cours d’information d’emprunter une voie de dĂ©rivation en ayant recours Ă  une comparution sur reconnaissance de dĂ©passement. Suivant la logique initiĂ©e par la loi n° 2011-1862 du 13 dĂ©cembre 2011 avec la CRPC-instruction », la loi du n° 2016-1691 du 9 dĂ©cembre 2016 N° Lexbase L6482LBP a Ă©galement optĂ© pour un mĂ©canisme de dĂ©rivation de l’action publique en permettant de recourir Ă  une convention judiciaire d’intĂ©rĂȘt public, nouvellement créée, au cours de l’information judiciaire. Toutefois, si le mĂ©canisme intĂ©grĂ© Ă  l’article 180-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L0497LTL se rapproche par l’esprit de la CRPC, il s’en Ă©loigne sur un point cardinal si la CRPC reste une poursuite certes hĂ©tĂ©rodoxe, la CJIP constitue une alternative aux poursuites n’entraĂźnant aucune condamnation pĂ©nale, donc aucune inscription au casier judiciaire C. proc. pĂ©n., art. 41-1-2, II, al. 4 et 5 N° Lexbase L0484LT4. Pire l'exĂ©cution des obligations prĂ©vues par la convention Ă©teint l'action publique » C. proc. pĂ©n., art. 41-1-2, IV, al. 2. La cĂ©lĂšbre lĂ©gendaire ? indisponibilitĂ© de l’action publique en sort Ă©videment conclure, il n’est pas inutile d’observer qu’au 1er janvier 2020, sur huit CJIP conclues, cinq furent des dĂ©rivations d’instruction v. ainsi les CJIP HSBC » du 30 octobre 2017 N° Lexbase L5191LI4 ; EGIS AVIA » 28 novembre 2019 N° Lexbase L7864LUS ; SAS Poujaud » du 4 mai 2018 N° Lexbase L7866LUU ; Kaefer Wanner » du 15 fĂ©vrier 2018 N° Lexbase L5193LI8 ; et SAS Set Environnement » du 14 fĂ©vrier 2018 N° Lexbase L5195LIA.La CJIP est donc pour le moment davantage une alternative aux poursuites engagĂ©es qu’une alternative Ă  l’engagement des poursuites !L'ordonnance de mise en accusation OMA ». A l’instar de l’article 179 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L8054LAK, l’article 181 du mĂȘme code N° Lexbase L2990IZR dispose que, si le juge d'instruction estime que les faits retenus Ă  la charge des personnes mises en examen constituent une infraction qualifiĂ©e crime par la loi, il ordonne leur mise en accusation devant la cour d'assises ».Contraintes. Le contrĂŽle judiciaire ou l'assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique dont fait l'objet l'accusĂ© continuent Ă  produire leurs l'accusĂ© est placĂ© en dĂ©tention provisoire, le mandat de dĂ©pĂŽt dĂ©cernĂ© contre lui conserve sa force exĂ©cutoire et l'intĂ©ressĂ© reste dĂ©tenu jusqu'Ă  son jugement par la cour d'assises, sous rĂ©serve des dispositions des deux alinĂ©as suivants et de l'article 148-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L1744IPB.En revanche, la dĂ©tention provisoire, l'assignation Ă  rĂ©sidence avec surveillance Ă©lectronique ou le contrĂŽle judiciaire des personnes renvoyĂ©es pour dĂ©lit connexe prend fin, sauf pour le juge Ă  recourir Ă  ordonnance distincte spĂ©cialement motivĂ©e conformĂ©ment Ă  l’article 179, alinĂ©a 3, du Code de procĂ©dure pĂ©nale. Le dĂ©lai de comparution devant la juridiction criminelle est portĂ© Ă  six Le juge d'instruction transmet le dossier avec son ordonnance au procureur de la RĂ©publique. Celui-ci est tenu de l'envoyer sans retard au greffe de la cour d'assises. Les piĂšces Ă  conviction, dont il est dressĂ© Ă©tat, sont transmises au greffe de la cour d'assises si celle-ci siĂšge dans un autre tribunal que celui du juge d' sans recours en nullitĂ©. La particularitĂ© de l’ordonnance de mise en accusation est la possibilitĂ© pour le mis en examen de l’attaquer par la voie de l’ reprise de l'information sur charges nouvellesAutoritĂ© relative de l’ordonnance de non-lieu. On a pu voir que l’ordonnance par laquelle un magistrat instructeur dit n’y avoir lieu Ă  suivre bĂ©nĂ©ficie d’une autoritĂ© relative de chose jugĂ©e. Aux termes en effet de l’article 188 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2975IZ9, la personne mise en examen Ă  l'Ă©gard de laquelle le juge d'instruction a dit n'y avoir lieu Ă  suivre ne peut plus ĂȘtre recherchĂ©e Ă  l'occasion du mĂȘme fait, Ă  moins qu'il ne survienne de nouvelles charges ». L’ordonnance a autorité  jusqu’à apparition de nouvelles de la rĂ©ouverture attribuĂ© au procureur constitutionnalitĂ©. Selon l’article 190 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4325AZ9, il appartient au ministĂšre public seul de dĂ©cider s'il y a lieu de requĂ©rir la rĂ©ouverture de l'information sur charges nouvelles ».L’appel contre certaines ordonnances de renvoiGĂ©nĂ©ralitĂ©s. La lettre du Code de procĂ©dure pĂ©nale limite l’appel Ă  l’endroit des ordonnances de rĂšglement. L’article 186, alinĂ©a 1er, du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L2763KGG interdit ainsi en principe l’appel par les parties privĂ©es d’une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel. L’ordonnance de mise en accusation peut en revanche ĂȘtre querellĂ©e par le biais de l’appel devant la chambre de l’instruction. L’article 186-2 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L4956K83 prĂ©cise que la chambre de l'instruction statue dans les quatre mois suivant la date de dĂ©claration d'appel, faute de quoi, si la personne est dĂ©tenue, elle est mise d'office en libertĂ© ».Enfin l’alinĂ©a deuxiĂšme dispose que la partie civile peut interjeter appel des ordonnances de non-informer, de non-lieu et des ordonnances faisant grief Ă  ses intĂ©rĂȘts civils. Toutefois, son appel ne peut, en aucun cas, porter sur une ordonnance ou sur la disposition d'une ordonnance relative Ă  la dĂ©tention de la personne mise en examen ou au contrĂŽle judiciaire ».Appel d’une ORTC » complexe. Si le principe est l’interdiction de l’appel Ă  l’endroit d’une ORTC, » par exception l’appel est parfois ouvert. Cette ouverture est parfois le fait de la loi. Il en est ainsi des ordonnances portant correctionnalisation C. proc. pĂ©n., art. 186-3, al. 1 N° Lexbase L7478LPN ou encore en cas de cosaisine, en l'absence de signature par tous les juges d'instruction cosaisis C. proc. pĂ©n., art. 186, al. 2. Hors ces deux cas, la loi prĂ©cise que l'appel formĂ© par la personne mise en examen ou la partie civile contre une ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel est irrecevable et donne lieu Ă  une ordonnance de non admission de l'appel par le prĂ©sident de la chambre de l'instruction conformĂ©ment au dernier alinĂ©a de l'article 186 ». Il en est de mĂȘme s'il est allĂ©guĂ© que l'ordonnance de rĂšglement statue Ă©galement sur une demande formĂ©e avant l'avis de fin d’information C. proc. pĂ©n., art. 175 N° Lexbase L7482LPS mais Ă  laquelle il n'a pas Ă©tĂ© rĂ©pondu, ou sur une demande d’actes formĂ©e en application du 2° du IV du mĂȘme article 175, alors que cette demande Ă©tait irrecevable ou que le prĂ©sident considĂšre qu'il n'y a pas lieu d'en saisir la chambre de l'instruction conformĂ©ment Ă  l'article 186-1 du Code de procĂ©dure pĂ©nale N° Lexbase L8650HWB. Le 15 mars 2020, la juge en chef du QuĂ©bec et la ministre de la Justice Ă©mettaient l’arrĂȘtĂ© 2020-4251 en application de l’article 27 du Code de procĂ©dure civile1 en raison de la dĂ©claration d’urgence sanitaire du 13 mars 20202 la DĂ©claration d’urgence sanitaire » dĂ©coulant de la crise du coronavirus et de la maladie COVID-19 l’ ArrĂȘtĂ© de suspension » qui prĂ©voyait la suspension des dĂ©lais de prescription extinctive et de dĂ©chĂ©ance en matiĂšre civile, de mĂȘme que la suspension des dĂ©lais de procĂ©dure civile3. ConformĂ©ment Ă  ce qu’il prĂ©voit, l’ArrĂȘtĂ© de suspension s’est renouvelĂ© pour des pĂ©riodes Ă©quivalentes Ă  la durĂ©e de la DĂ©claration d’urgence sanitaire, laquelle s’est renouvelĂ©e Ă  de multiples reprises depuis. DĂ©veloppement d’intĂ©rĂȘt s’il en est un, le 13 juillet 2020, le ministre de la Justice et procureur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec et la juge en chef du QuĂ©bec ont annoncĂ© la levĂ©e de la suspension des dĂ©lais en matiĂšre civile et en matiĂšre pĂ©nale Ă  compter du 1er septembre 20204. Bien que pouvant Ă©ventuellement ĂȘtre assortie de conditions ou de clarifications par dĂ©cret, l’annonce de la levĂ©e de la suspension des dĂ©lais en matiĂšre civile et en matiĂšre pĂ©nale emportera la cessation des effets de l’ArrĂȘtĂ© de suspension Ă  compter de ce moment et les dĂ©lais de prescription extinctive, de dĂ©chĂ©ance et de procĂ©dure recommencent Ă  courir par le mĂȘme laps de temps qu’il demeurait Ă  accomplir avant l’échĂ©ance en cause. En date du 1er septembre 2020, 169 jours se seront Ă©coulĂ©s depuis l’ArrĂȘtĂ© de suspension5, emportant les consĂ©quences suivantes a Pour les dĂ©lais qui venaient Ă  Ă©chĂ©ance pendant la durĂ©e de la DĂ©claration d’urgence sanitaire autant de jours que ceux Ă©coulĂ©s entre le 15 mars et la date d’échĂ©ance qui tombait pendant la pĂ©riode de suspension des dĂ©lais doivent ĂȘtre ajoutĂ©s Ă  compter de la fin de la pĂ©riode de suspension. À titre d’exemple, pour un dĂ©lai qui devait venir Ă  Ă©chĂ©ance le 25 mars 2020, 10 jours demeuraient Ă  courir, n’eĂ»t Ă©tĂ© l’ArrĂȘtĂ© de suspension. Ces 10 jours recommencent Ă  courir dĂšs la fin de la pĂ©riode de suspension le 1er septembre 2020, emportant le report de l’échĂ©ance du dĂ©lai en cause au 11 septembre 2020; b Pour les dĂ©lais qui venaient Ă  Ă©chĂ©ance aprĂšs la fin de la DĂ©claration d’urgence sanitaire 169 jours doivent ĂȘtre ajoutĂ©s au dĂ©lai en cause, reportant d’autant la date d’échĂ©ance du dĂ©lai. À titre d’exemple, pour un dĂ©lai venant Ă  Ă©chĂ©ance le 3 janvier 2021, 169 jours doivent ĂȘtre ajoutĂ©s au dĂ©lai en cause, reportant son Ă©chĂ©ance au 21 juin 2021. Par ailleurs, l’annonce de la levĂ©e de la suspension des dĂ©lais prĂ©voit aussi une prolongation automatique des protocoles d’instance en matiĂšre civile en vigueur lors de l’ArrĂȘtĂ© de suspension de 45 jours, sans avoir Ă  rĂ©aliser quelque dĂ©marche pour en bĂ©nĂ©ficier. Des directives sont aussi Ă  prĂ©voir des cours et tribunaux administratifs pour la rĂ©organisation des instances en cours et la mise en Ɠuvre de l’ajustement des protocoles et autres ententes sur le dĂ©roulement d’instance. La computation et le respect des dĂ©lais de prescription, de dĂ©chĂ©ances et de procĂ©dures peuvent avoir des consĂ©quences majeures, irrĂ©versibles ou fatales sur les droits substantifs et procĂ©duraux de justiciables. Les praticiens et justiciables devraient porter une attention particuliĂšrement sĂ©rieuse au calcul des dĂ©lais leur Ă©tant applicables pour la prĂ©servation de leurs droits et recours ou, inversement, pour l’opposition de moyens ou leur libĂ©ration d’obligations du fait de l’écoulement du temps, sans nĂ©gliger tout autre motif de suspension ou d’interruption de la computation de dĂ©lai pouvant se superposer Ă  l’ArrĂȘtĂ© de suspension. Il est par ailleurs Ă  anticiper que les effets de l’ArrĂȘtĂ© de suspension pourront ĂȘtre ressentis pendant plusieurs annĂ©es et que maints dĂ©bats pourraient ĂȘtre tenus sur la computation de dĂ©lais dans le futur, en outre du fondement des droits en prĂ©sence. VĂ©rifiĂ© le 26 janvier 2022 - Direction de l'information lĂ©gale et administrative Premier ministre, MinistĂšre chargĂ© de la justiceDans certaines procĂ©dures en matiĂšre civile, des dĂ©marches doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es avant ou aprĂšs la fin d'un certain calcul de ce dĂ©lai diffĂšre lĂ©gĂšrement selon que le dĂ©lai est exprimĂ© en jours, en mois ou en joursLe jour de dĂ©part est le jour suivant l'acte, l'Ă©vĂ©nement, la dĂ©cision ou la notification titleContent qui fait courir le dĂ©lai au regard de la exemple, si l'on reçoit une assignation titleContent devant le tribunal le lundi, le dĂ©lai dĂ©marre le mardi, le jour de la rĂ©ception de l'acte ne compte dernier jour compte entiĂšrement dans le dĂ©lai jusqu'Ă  minuit, c'est-Ă -dire jusqu'Ă  23h59 inclus. Cela veut dire qu'il faut accomplir les formalitĂ©s ou actes nĂ©cessaires appel titleContent, opposition titleContent, pourvoi en cassation.. avant la fin du dernier jour et non le le dĂ©lai obtenu aprĂšs calcul se termine un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, le dĂ©lai est prolongĂ© jusqu'au 1erjour ouvrable titleContent suivant. Cela signifie que lorsque le dĂ©lai se termine un samedi ou un dimanche, le dernier jour sera le lundi suivant. Par exemple, si le dĂ©lai de 3 jours commence le jeudi et finit en principe le samedi, il est prolongĂ© jusqu'au le dĂ©lai se termine un jour fĂ©riĂ©, le dernier jour sera le lendemain. Si le lendemain de ce jour fĂ©riĂ© est un samedi ou un dimanche, le dĂ©lai se termine le lundi qui suit. Par exemple, si le dĂ©lai de 3 jours finit le vendredi 14 juillet jour fĂ©riĂ©, il est prolongĂ© jusqu'au lundi 17 aprĂšs prolongation, le dernier jour obtenu est encore un jour fĂ©riĂ©, un samedi ou un dimanche, il est Ă  nouveau prolongĂ©, selon les mĂȘmes le dĂ©lai calculĂ© est allongĂ© si l'adversaire habite en outre-mer ou Ă  l'Ă©tranger. Il est augmentĂ© d'un mois ou de 2 Exemples pour un dĂ©lai de 10 joursJour de dĂ©partjour suivant l'acteDernier jour thĂ©oriqueVĂ©ritable dernier jourJeudi 10 fĂ©vrier 2022Dimanche 20 fĂ©vrier 2022Lundi 21 fĂ©vrier 2022Mardi 1er mars 2022Vendredi 11 mars 2022Vendredi 11 mars 2022Mardi 5 avril 2022Vendredi 15 avril 2022 Vendredi Saint, fĂ©riĂ© dans les dĂ©partements 57, 67 et 68Mardi 19 avril 2022Lundi 16 mai 2022Jeudi 26 mai 2022 fĂ©riĂ©Vendredi 27 mai 2022Mardi 4 juillet 2023Vendredi 14 juillet 2023 fĂ©riĂ©Lundi 17 juillet 2023À noter si le dĂ©lai comporte des mois et des jours, il se dĂ©compte comme dĂ©lai exprimĂ© en mois, auquel on ajoute un dĂ©lai exprimĂ© en moisLe jour de dĂ©part est celui de l'acte, de l'Ă©vĂ©nement, de la dĂ©cision ou de la notification titleContent qui fait courir le dĂ©lai au regard de la loi. Par exemple, si le jour oĂč l'on reçoit une assignation titleContent devant le tribunal est le lundi, le dĂ©lai dĂ©marre le lundi, le jour de la rĂ©ception de l'acte dĂ©lai se compte si possible de date Ă  date il s'achĂšve thĂ©oriquement le mĂȘme jour que celui du dĂ©part, mais d'un autre mois le dernier du dĂ©lai.Le dernier jour compte entiĂšrement dans le dĂ©lai jusqu'Ă  minuit, c'est-Ă -dire jusqu'Ă  23h59 inclus. Cela veut dire qu'il faut accomplir les formalitĂ©s ou actes nĂ©cessaires appel titleContent, opposition titleContent, pourvoi en cassation.. avant la fin du dernier jour et non le le dĂ©lai obtenu aprĂšs calcul se termine un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, le dĂ©lai est prolongĂ© jusqu'au 1erjour ouvrable titleContent suivant. Cela signifie dire que lorsque le dĂ©lai se termine un samedi ou un dimanche, le dernier jour sera le lundi le dĂ©lai se termine un jour fĂ©riĂ©, le dernier jour sera le lendemain. Si le lendemain de ce jour fĂ©riĂ© est un samedi ou un dimanche, le dĂ©lai se termine le lundi qui aprĂšs prolongation, le dernier jour obtenu est encore un jour fĂ©riĂ©, un samedi ou un dimanche, il est Ă  nouveau prolongĂ©, selon les mĂȘmes le dĂ©lai calculĂ© est allongĂ© si l'adversaire habite en outre-mer ou Ă  l'Ă©tranger. Il est augmentĂ© d'un mois ou de 2 Exemples pour un dĂ©lai de 4 moisJour de dĂ©partDernier jour thĂ©oriqueVĂ©ritable dernier jourLundi 11 juillet 2022Vendredi 11 novembre 2022 fĂ©riĂ©Lundi 14 novembre 2022Jeudi 18 aoĂ»t 2022Dimanche 18 dĂ©cembre 2022Lundi 19 dĂ©cembre 2022Lundi 22 aoĂ»t 2022Jeudi 22 dĂ©cembre 2022Jeudi 22 dĂ©cembre 2022Lundi 31 juillet 2023Jeudi 30 novembre 2023 dernier jour du moisJeudi 30 novembre 2023À noter si le dĂ©lai comporte des mois et des jours, il se dĂ©compte comme dĂ©lai exprimĂ© en mois, auquel on ajoute un dĂ©lai exprimĂ© en annĂ©esLe jour de dĂ©part est celui de l'acte, de l'Ă©vĂ©nement, de la dĂ©cision ou de la notification titleContent qui fait courir le dĂ©lai au regard de la loi. Par exemple, si le jour oĂč l'on reçoit une assignation titleContent devant le tribunal est le lundi, le dĂ©lai dĂ©marre le lundi, le jour de la rĂ©ception de l'acte compteLe dĂ©lai se compte de date Ă  date il s'achĂšve thĂ©oriquement le mĂȘme jour et le mĂȘme mois que celui du dĂ©part mais d'une autre annĂ©e la derniĂšre du dĂ©lai.Le dernier jour compte entiĂšrement dans le dĂ©lai jusqu'Ă  minuit, c'est-Ă -dire jusqu'Ă  23h59 inclus. Cela veut dire qu'il faut accomplir les formalitĂ©s ou actes nĂ©cessaires appel titleContent, opposition titleContent, pourvoi en cassation.. avant la fin du dernier jour et non le le dĂ©lai obtenu aprĂšs calcul se termine un samedi, un dimanche ou un jour fĂ©riĂ©, le dĂ©lai est prolongĂ© jusqu'au 1erjour ouvrable titleContent suivant. Cela signifie que lorsque le dĂ©lai se termine un samedi ou un dimanche, le dernier jour sera le lundi le dĂ©lai se termine un jour fĂ©riĂ©, le dernier jour sera le lendemain. Si le lendemain de ce jour fĂ©riĂ© est un samedi ou un dimanche, le dĂ©lai se termine le lundi qui aprĂšs prolongation, le dernier jour obtenu est encore un jour fĂ©riĂ©, un samedi ou un dimanche, il est Ă  nouveau prolongĂ©, selon les mĂȘmes le dĂ©lai calculĂ© est allongĂ© si l'adversaire habite en outre-mer ou Ă  l'Ă©tranger. Il est augmentĂ© d'un mois ou de 2 Exemples pour un dĂ©lai de 1 an commençant en 2022Jour de dĂ©partDernier jour thĂ©oriqueVĂ©ritable dernier jourMercredi 23 fĂ©vrier 2022Jeudi 23 fĂ©vrier 2023Jeudi 23 fĂ©vrier 2023Vendredi 25 mars 2022Samedi 25 mars 2023Lundi 27 mars 2023Mercredi 18 mai 2022Jeudi 18 mai 2023 fĂ©riĂ©Vendredi 19 mai 2023À savoir si le dernier jour est un 29 fĂ©vrier mais lors d'une annĂ©e non bissextile, le dernier jour est le 28 peut m'aider ?Trouvez les acteurs qui peuvent rĂ©pondre Ă  vos questions dans votre rĂ©gionAffaire page vous a-t-elle Ă©tĂ© utile ?

article 15 du code de procédure civile