Savoirnommer ce que nous ressentons nous aide Ă  mieux dĂ©crypter le message et Ă  vider parfois le trop plein Ă©motionnel. Les mots servent aussi Ă  nuancer le niveau d’intensitĂ© des Ă©motions qui nous traversent. En ce sens, ce lexique Ă  propos de nos ressentis est utile et prĂ©cieux pour mettre le doigt plus prĂ©cisĂ©ment sur ce que Leschercheurs s’entendent gĂ©nĂ©ralement pour reconnaĂźtre 6 Ă©motions de base (qui peuvent ĂȘtre dĂ©clinĂ©es selon leur intensitĂ©) : peur (inquiĂ©tude, anxiĂ©tĂ©, insĂ©curitĂ©) colĂšre (irritabilitĂ©, frustration, rage) tristesse (mĂ©lancolie, dĂ©ception) joie (plaisir, satisfaction, orgueil amour (affection, passion) dĂ©goĂ»t (mĂ©pris, rejet). LesmĂ©canismes du stress, les modes mentaux: Garder le contrĂŽle en situation de stress et savoir y rĂ©pondre de maniĂšre constructive. La gestion des Ă©motions : mobiliser ses Ă©motions pour amĂ©liorer sa capacitĂ© Ă  communiquer avec ses interlocuteurs. La communication non violente: devenir un communicant actif et efficace. DonaldTrump prĂȘt Ă  riposter aux attaques contre les installations pĂ©troliĂšres d’Arabie saoudite. 16 commentaires. Partager. Sauvegarder. Cacher. Signalement. 74 upvotes. Ce fil est archivĂ©. Impossible de publier de nouveaux commentaires et de voter. Trier par: Meilleures. niveau 1 · il y a 3 a. Pingouin. Cette phrase rĂ©sume pas mal de chose "mais nous LescompĂ©tences sociales et Ă©motionnelles sont nĂ©cessaires pour : ReconnaĂźtre et comprendre ce que vous ressentez. Expliquer et comprendre l’état Ă©motionnel des autres. GĂ©rer les Ă©motions fortes de maniĂšre constructive. Équilibrer votre propre comportement. DĂ©velopper la capacitĂ© d’empathie envers les autres. YNM2M. Nos experts en GPEC ont compilĂ© plusieurs rĂ©fĂ©rentiels internationaux de GPEC et ont extrait 34 compĂ©tences comportementales appelĂ©es Ă©galement soft skills. 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CompĂ©tences Nos formations Nombre d’heures CapacitĂ©s d’adaptation et d’autonomie Autonomie & adaptation 10 CapacitĂ© prospective Anticiper ses futurs possibles 14 CapacitĂ© Ă  analyser les rĂ©actions et Ă©motions des autres Apprivoiser ses Ă©motions et celles des autres 21 CapacitĂ© Ă  gĂ©rer le stress Canaliser son stress pour mieux se dĂ©velopper 14 CapacitĂ© d’adaptation aux changements Changer au quotidien 7 S’adapter aux autres / personnes difficiles Comprendre les autres pour mieux travailler ensemble 14 CapacitĂ© de raisonnement analytique DĂ©velopper ses capacitĂ©s d’analyse 14 CapacitĂ©s de concentration DĂ©velopper ses capacitĂ©s de concentration 14 CapacitĂ©s de mĂ©morisation DĂ©velopper ses capacitĂ©s de mĂ©morisation 7 CapacitĂ©s d’observation DĂ©velopper ses capacitĂ©s d’observation 14 Aisance et intuition / Communiquer avec les autres au quotidien DĂ©velopper son aisance relationnelle 14 CapacitĂ© Ă  dĂ©velopper son sens du service client DĂ©velopper son sens du service client 14 Confiance en soi et affirmation de soi DĂ©velopper votre assurance et votre confiance en vous 14 FiabilitĂ© / respect de la parole et des objectifs FiabilitĂ© le respect de la parole et des objectifs 14 MaĂźtrise de soi / rĂ©action Ă  une critique ou incivilitĂ© Garder la maĂźtrise en toute occasion 14 Leadership / CapacitĂ© Ă  influencer Influencer et gagner en leadership 14 Sens critique L’art de la critique constructive 14 Diplomatie / s’approprier de les codes de la sociĂ©tĂ© L’art de la diplomatie en entreprise 14 Savoir mettre en avant ses points forts Mettre ses talents en lumiĂšre 7 Comprendre le fonctionnement d’une entreprise Mieux comprendre la stratĂ©gie de votre entreprise 7 Obtenir un oui Obtenir un OUI 7 Sens de l’organisation / Rigueur Organisation & mĂ©thodologie 14 Sens de la confidentialitĂ© / savoir ce que je peux communiquer. A qui ? Parler juste que dire ? Que taire ? 7 CapacitĂ© Ă  positiver et s’automotiver Positiver et s’automotiver 14 CapacitĂ© de conviction Quand UN est plus fort que tous l’art de convaincre 14 CapacitĂ© d’écoute active Renforcer son Ă©coute active 14 Sens de l’initiative / saisir les opportunitĂ©s / sortir du cadre / accroĂźtre le champ des possibles Retrouvons l’élan. Osons. 7 CapacitĂ© de conceptualisation Savoir conceptualiser 14 RĂ©activitĂ© Savoir improviser au quotidien 14 CapacitĂ© de dĂ©cision savoir dĂ©cider entre plusieurs alternatives Savoir objectiver une dĂ©cision 10 Équilibre de vie Savoir vivre en Ă©quilibre 14 CrĂ©ativitĂ© / Sens de l’innovation S’ouvrir Ă  la crĂ©ativitĂ© 10 CuriositĂ© intellectuelle / s’ouvrir Ă  d’autres environnements S’ouvrir aux autres et aux diffĂ©rences 14 TĂ©nacitĂ© / persĂ©vĂ©rance TĂ©nacitĂ©, persĂ©vĂ©rance & Engagement 7 Contactez-nous pour en savoir plus sur ces programmes de formation Mise Ă  jour 2017 - Voici les modĂšles cognitifs du dĂ©veloppement des traits de personnalitĂ© inadaptĂ©s des psychologues amĂ©ricains Aaron T. Beck et Jeffrey E. Young qui constituent de grands classiques de la psychologie cognitive. StratĂ©gies sur-utilisĂ©es Pour Aaron T. Beck, les troubles de la personnalitĂ© rĂ©sultent d'une sur-utilisation de stratĂ©gies ou de comportements adaptatifs pour la survie de l'espĂšce tels que la compĂ©tition, la dĂ©pendance, l'Ă©vitement, la rĂ©sistance, la mĂ©fiance, la dramatisation, le contrĂŽle, l'agression, l'isolement et la grandiositĂ©. Alors que la personne qui n'a pas de trouble de la personnalitĂ© utilise certaines de ces stratĂ©gies dans des circonstances spĂ©cifiques, celle prĂ©sentant un trouble de la personnalitĂ© les sur-utilise de façon rigide mĂȘme lorsqu'elles sont clairement dĂ©savantageuses. Par exemple, alors qu'il est adaptĂ© d'ĂȘtre mĂ©fiant et sur ses gardes dans un coin trĂšs criminalisĂ© d'une ville, la personne paranoĂŻaque peut rĂ©agir de façon mĂ©fiante envers des gens mĂȘme si les faits objectifs et sa propre expĂ©rience lui indiquent qu'ils sont probablement dignes de confiance. Cette rigiditĂ© dans les comportements est sous-tendue par une rigiditĂ© dans les façons de comprendre et de percevoir les situations. Les schĂ©mas croyances Le concept de schĂ©ma cognitif, principalement introduit par Beck, dĂ©signe les croyances connaissances de base qui constituent la comprĂ©hension qu'a une personne d'elle-mĂȘme, du monde et des autres. Ces croyances s'Ă©laborent Ă  partir des expĂ©riences vĂ©cues au cours de la vie, celles de l'enfance Ă©tant particuliĂšrement marquantes. La personne "en santĂ©" a des croyances de base adaptĂ©es et relatives je suis une personne raisonnablement compĂ©tente; le monde prĂ©sente des dangers mais est relativement sĂ©curitaire; les gens peuvent ĂȘtre bienveillants, neutres ou malveillants envers moi, etc.. Celle qui prĂ©sente un trouble de la personnalitĂ©, au contraire, dĂ©tient des croyances extrĂȘmes, nĂ©gatives, globales et rigides je suis incompĂ©tent, mon univers est hors de mon contrĂŽle, les gens sont indignes de confiance, etc.. À un moment particulier, selon le contexte et les Ă©vĂ©nements, un schĂ©ma ou un ensemble de schĂ©mas peut ĂȘtre activĂ© ou "dormant". Une fois activĂ©, il constitue la base Ă  partir de laquelle la personne interprĂšte et rĂ©agit Ă  la rĂ©alitĂ©. Chez une personne prĂ©sentant un trouble de la personnalitĂ©, certains schĂ©mas sont activĂ©s, Ă  tort, dans un trĂšs large Ă©ventail de situations. Une personne prĂ©sentant un trouble de la personnalitĂ© Ă©vitante, par exemple, peut avoir un schĂ©ma de danger et de menace activĂ© mĂȘme lorsqu'elle se trouve avec des gens qui la supportent, ce qui influence l'interprĂ©tation des agissements de ces gens ils ne me trouvent pas intĂ©ressant. Cette interprĂ©tation dĂ©termine ses rĂ©actions Ă©motives anxiĂ©tĂ© et ses comportements retrait. Une personne narcissique peut se conduire de façon compĂ©titive alors qu'elle travaille dans un contexte Ă©galitaire. La personne histrionique peut se conduire de façon théùtrale dans une entrevue pour un emploi. Chaque trouble de la personnalitĂ© repose sur un ensemble spĂ©cifique de croyances et de comportements. Par exemple, la personne dĂ©pendante croit qu'elle est incompĂ©tente et incapable de se dĂ©brouiller seule. Elle a alors tendance Ă  surdĂ©velopper des stratĂ©gies pour compter sur les autres et Ă©viter les dĂ©cisions et les dĂ©fis importants. Elle ne dĂ©veloppe pas suffisamment l'autonomie et la capacitĂ© de prendre des dĂ©cisions. La personne Ă©vitante croit qu'elle n'est pas digne d'amour ou de considĂ©ration et qu'elle est vulnĂ©rable. Elle a tendance Ă  Ă©viter l'intimitĂ©, les critiques et les Ă©motions dĂ©sagrĂ©ables. Elle manque d'ouverture, d'affirmation et de tolĂ©rance Ă©motionnelle. La personne obsessionnelle-compulsive croit que son monde peut se dĂ©sorganiser et met donc beaucoup d'emphase sur les rĂšgles, la responsabilitĂ© et le contrĂŽle. Elle manque de spontanĂ©itĂ©, d'insouciance et de flexibilitĂ©. La personne borderline partage plusieurs croyances rigides et nĂ©gatives avec d'autres troubles de personnalitĂ© je suis inadĂ©quat, je suis fautif, je suis vulnĂ©rable, je suis impuissant, je vais ĂȘtre abandonnĂ©, ce qui conduit Ă  des comportements extrĂȘmes. Les schĂ©mas inadaptĂ©s de Young Young identifie 18 schĂ©mas inadaptĂ©s, dits schĂ©mas prĂ©coces d'inadaptation, qui sont sous-jacents Ă  des troubles de la personnalitĂ©. Une personne peut toutefois possĂ©der certains de ces schĂ©mas Ă  diffĂ©rents degrĂ©s plus ou moins rigides et activĂ©s facilement sans rencontrer tous les critĂšres diagnostiques d'un trouble de la personnalitĂ©. Ces schĂ©mas se dĂ©veloppent tĂŽt dans l'enfance, selon l'expĂ©rience vĂ©cue, et continuent Ă  s'Ă©laborer tout au long de la vie en servant de base pour l'interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ©. Ils sont pris pour acquis et considĂ©rĂ©s comme irrĂ©futables par la personne, de telle sorte que certaines problĂ©matiques qui ont leur origine dans l'enfance peuvent se maintenir longtemps dans la vie adulte. Ces 18 schĂ©mas sont les suivants tels que prĂ©sentĂ©s par Cottraux et Blackburn SchĂ©mas prĂ©coces de sĂ©paration et de rejet La certitude que ses besoins de sĂ©curitĂ©, de stabilitĂ©, d'affection, d'empathie, de comprĂ©hension, d'approbation et de respect ne seront pas satisfaits. Cette certitude a une origine familiale typique il s'agit de familles oĂč rĂšgnent un climat de sĂ©paration, avec explosion, changement, rejet, punitions. Les parents sont stricts, froids ou bien maltraitent l'enfant. Abandon/instabilitĂ© Le manque de stabilitĂ© ou de fiabilitĂ©, perçu, de ceux qui offrent soutien et sens de l'appartenance Ă  un groupe. Il s'accompagne du sentiment que les personnes "importantes" ne continueront pas Ă  donner appui, force ou protection parce qu'elles sont Ă©motionnellement instables et changeantes explosions de colĂšre, peu fiables, ou ne sont pas toujours prĂ©sentes; parce qu'elles mourront bientĂŽt ou parce qu'elles abandonneront la personne pour quelqu'un de "mieux " qu'elle. MĂ©fiance/abus La personne s'attend Ă  ce que les autres la fassent souffrir, la maltraitent, l'humilient, mentent, trichent et profitent d'elle. En gĂ©nĂ©ral la souffrance infligĂ©e est perçue comme intentionnelle ou rĂ©sultant de nĂ©gligence extrĂȘme et injustifiable. Ceci peut aussi inclure le sentiment d'ĂȘtre constamment dĂ©favorisĂ© par rapport aux autres ou de toujours " tirer la courte paille ". Manque affectif La personne a la certitude que les autres ne donneront pas le soutient affectif dont elle a besoin. On peut distinguer trois catĂ©gories principales Manque d'apports affectifs absence d'attention, d'affection, de chaleur, ou d'une prĂ©sence amicale. Manque d'empathie absence de quelqu'un de comprĂ©hensif qui vous Ă©coute et de quelqu'un Ă  qui parler de soi-mĂȘme. Manque de protection absence de quelqu'un de fort qui guide et conseille. Imperfection/honte La personne se juge imparfaite, " mauvaise", infĂ©rieuer ou incapable; le rĂ©vĂ©ler entraĂźnerait la perte de l'affection des autres. Ceci peut inclure l'hypersensibilitĂ© aux critiques, Ă  l'abandon et au blĂąme. Il peut exister une gĂȘne, avec des comparaisons avec les autres et un manque de confiance en soi. La personne peut ressentir la honte des imperfections perçues, celles-ci peuvent ĂȘtre internes par exemple Ă©goĂŻsme, colĂšre, dĂ©sirs sexuels inacceptables ou externes par exemple dĂ©faut physique, gĂȘne sociale. Isolement/aliĂ©nation Le sentiment d'ĂȘtre isolĂ©, coupĂ© du reste du monde, diffĂ©rent des autres et/ou de ne faire partie d'aucun groupe ou communautĂ©. SchĂ©mas prĂ©coces de manque d'autonomie et performance Les exigences vis-Ă -vis de soi-mĂȘme et du monde externe ne correspondent pas Ă  la capacitĂ© perçue de survivre, d'agir indĂ©pendamment et d'arriver Ă  une rĂ©ussite suffisante. Ceci peut ĂȘtre liĂ© Ă  une origine familiale typique famille " Ă©touffante " oĂč l'enfant est surprotĂ©gĂ©, la confiance en soi est sapĂ©e et les relations en dehors de la famille ne sont pas encouragĂ©es il en rĂ©sulte un dĂ©ficit d'apprentissage des compĂ©tences sociales. DĂ©pendance/incompĂ©tence Croire Ă  sa propre incapacitĂ© de faire face seul aux responsabilitĂ©s journaliĂšres par exemple, prendre soin de soi-mĂȘme, rĂ©soudre les problĂšmes de tous les jours, faire preuve de bon sens, aborder de nouvelles tĂąches, prendre des dĂ©cisions. Dit souvent, " je suis incapable de... " Peur des Ă©vĂ©nements inĂ©vitables/incontrĂŽlables Peur exagĂ©rĂ©e d'une catastrophe que l'on ne pourra pas Ă©viter. Ces craintes se portent sur une ou plusieurs possibilitĂ©s SantĂ© crise cardiaque, sida Émotions par exemple perdre la raison Catastrophe naturelle ou phobie ascenseurs, crime, avions, tremblement de terre. Surprotection/personnalitĂ© atrophiĂ©e Attachement Ă©motionnel excessif Ă  une ou plusieurs personnes, souvent les parents, au dĂ©triment d'une adaptation sociale normale. TrĂšs souvent, croyance qu'au moins l'un des individus ne peut pas survivre Ă  l'autre, ou ĂȘtre heureux sans lui. Peut avoir le sentiment d'ĂȘtre Ă©touffĂ© par les autres, ou doute de lui-mĂȘme, de sa propre identitĂ©. Sentiment d'ĂȘtre vide, sans but; ou, dans des cas extrĂȘmes, questionne sa propre existence. Échec Croyance que l'on a Ă©chouĂ©, que l'on Ă©chouera, que l'on est incapable de rĂ©ussir aussi bien que les autres Ă©tudes, carriĂšre, sports, etc.. Souvent, la personne se juge stupide, inepte, sans talent, ignorante, infĂ©rieure aux autres, etc. SchĂ©mas prĂ©coces de manque de limites Il peut s'agir de manque de limites internes, de manque de responsabilitĂ© envers les autres, ou de l'incapacitĂ© Ă  soutenir des buts Ă  long terme. Ceci peut mener Ă  des problĂšmes concernant les droits des autres, ou concernant ses propres objectifs. L'origine familiale typique est Ă  rechercher du cĂŽtĂ© de parents faibles, trop indulgents, qui ne peuvent faire appliquer la discipline. L'enfant n'est pas encouragĂ© Ă  prendre des responsabilitĂ©s, Ă  tolĂ©rer un certain manque de confort, ou n'est pas suffisamment surveillĂ© et guidĂ©. Droits personnels/dominance Ceci correspond au besoin de faire, ou d'obtenir, exactement ce que l'on veut sans considĂ©rer ce qu'il en coĂ»te aux autres; ou Ă  une tendance excessive Ă  affirmer sa force, son point de vue et Ă  contrĂŽler les autres Ă  son propre avantage sans considĂ©rer leur dĂ©sir d'autonomie. Le sujet est caractĂ©risĂ© par des exigences excessives et un manque gĂ©nĂ©ral d'empathie. Manque de contrĂŽle de soi/discipline personnelle Le problĂšme central est l'incapacitĂ© ou le refus de contrĂŽle de soi. La personne ne peut supporter d'ĂȘtre frustrĂ©e dans ses dĂ©sirs et est incapable de modĂ©rer l'expression de ses Ă©motions et impulsions. Sous une forme attĂ©nuĂ©e elle essaie Ă  tout prix d'Ă©viter ce qui est pĂ©nible tels que les conflits, les confrontations, les responsabilitĂ©s et l'effort, au dĂ©triment d'un sens de la satisfaction personnelle ou de son intĂ©gritĂ©. SchĂ©mas prĂ©coces de dĂ©pendance aux autres Ils correspondent globalement Ă  une importance excessive attachĂ©e aux besoins, dĂ©sirs, rĂ©actions des autres, aux dĂ©pens de ses propres besoins afin d'obtenir leur affection ou leur approbation, par peur d'ĂȘtre abandonnĂ© ou pour Ă©viter les reprĂ©sailles. FrĂ©quemment, il existe une colĂšre refoulĂ©e dont la personne n'est pas consciente. L'origine familiale de ce schĂ©ma doit ĂȘtre recherchĂ©e du cĂŽtĂ© d'une affection qui relĂšve du conditionnel pour se sentir aimĂ© de ses parents, pour obtenir leur approbation, l'enfant rĂ©prime ses tendances naturelles. Les besoins des parents affectifs, sociaux, leur style de vie passent avant les besoins et rĂ©actions de l'enfant. Assujettissement Le comportement, l'expression des Ă©motions, les dĂ©cisions, sont totalement soumis aux autres parce ce qu'on se sent forcĂ© d'agir ainsi, en gĂ©nĂ©ral pour Ă©viter colĂšre, reprĂ©sailles ou abandon. Selon la personne, ses propres dĂ©sirs, opinions et sentiments ne comptent pas pour les autres. En gĂ©nĂ©ral, elle montre une docilitĂ© excessive mais rĂ©agit vivement si elle se sent prise au piĂšge. Il existe presque toujours, une colĂšre refoulĂ©e contre ceux Ă  qui il se soumet, provoquant des troubles de personnalitĂ© par exemple comportement passif/agressif, explosion de colĂšre, symptĂŽmes psychosomatiques, troubles affectifs, drogues. AbnĂ©gation Un souci exagĂ©rĂ© de toujours considĂ©rer les autres avant soi-mĂȘme; cette considĂ©ration est volontaire. Les raisons sont en gĂ©nĂ©ral peur de faire de la peine aux autres; pour Ă©viter de se sentir coupable d'Ă©goĂŻsme; ou pour maintenir un contact perçu comme nĂ©cessaire aux autres. MĂšne souvent Ă  une hypersensibilitĂ© aux souffrances des autres. La personne peut Ă©prouver le sentiment que ses propres besoins ne sont jamais satisfaits, d'oĂč un ressentiment envers les autres. Besoin d'approbation Le problĂšme central est un besoin excessif de l'attention, de l'estime et de l'approbation des autres; ou faire ce que les autres demandent, que cela corresponde ou non Ă  ce que l'on veut de soi-mĂȘme. L'estime de soi est formĂ©e Ă  partir des rĂ©actions des autres et non Ă  partir d'opinions et de valeurs personnelles. Parfois, une importance exagĂ©rĂ©e est accordĂ©e au style de vie, aux apparences, Ă  l'argent, Ă  la concurrence ou Ă  la rĂ©ussite - ĂȘtre le meilleur, le plus populaire - afin d'obtenir estime ou approbation. FrĂ©quemment, les choix importants de la vie sont faits sans rapport avec le sujet; ou sont des choix qui n'apporteront pas de satisfaction; hypersensibilitĂ© au rejet; ou envie de ceux qui ont mieux rĂ©ussi. SchĂ©mas prĂ©coces d'hypervigilance et inhibition Le problĂšme principal est le contrĂŽle exagĂ©rĂ© des rĂ©actions, des sentiments et des choix pour Ă©viter les erreurs ou pour maintenir des rĂšgles personnelles rigides dans sa conduite et dans sa performance, souvent aux dĂ©pens d'autres aspects de la vie plaisirs, loisirs, amis; ou au dĂ©triment de sa santĂ©. Origine familiale typique sans joie; travail, devoir, perfectionnisme, obĂ©issance, Ă©viter les erreurs, sont des considĂ©rations beaucoup plus importantes que bonheur, joie, dĂ©tente. Souvent, pessimisme et anxiĂ©tĂ© sont apparents tout pourrait se dĂ©sagrĂ©ger si l'on ne se montre pas toujours vigilant. Peur d'Ă©vĂ©nements Ă©vitables/nĂ©gativitĂ© Est au premier plan la crainte exagĂ©rĂ©e que, dans des contextes divers travail, situation pĂ©cuniaire, relations interpersonnelles, tout va tourner au pire; ou bien on retrouve une prise en considĂ©ration frĂ©quente et persistante de tous les aspects nĂ©gatifs de la vie souffrance, mort, conflit, culpabilitĂ©, ressentiment, problĂšmes non-rĂ©solus, erreurs possibles, etc., qui s'accompagne d'une minimisation ou d'un dĂ©ni des aspects positifs et optimistes. Souvent, il existe une peur exagĂ©rĂ©e de commettre des erreurs et la crainte de leurs consĂ©quences ruine, humiliation, situation intolĂ©rable. Ces personnes sont frĂ©quemment anxieuses, pessimistes, mĂ©contentes et indĂ©cises. SurcontrĂŽle Le contrĂŽle excessif des rĂ©actions spontanĂ©es actions, sentiments, paroles est lĂ  gĂ©nĂ©ralement pour Ă©viter les erreurs, la dĂ©sapprobation d'autrui, les catastrophes, le chaos ou par peur de ne pouvoir maĂźtriser ses impulsions. On peut distinguer La rĂ©pression de la colĂšre et de l'agressivitĂ©. Le besoin compulsif d'ordre et de prĂ©cision. La rĂ©pression d'impulsions positives joie, affection, excitation sexuelle, jeux. L'adhĂ©rence excessive Ă  la routine et au rituel. La difficultĂ© Ă  reconnaĂźtre ses propres faiblesses, ou Ă  exprimer facilement ses propres sentiments ou besoins. Souvent ces attitudes sont appliquĂ©es aux proches. IdĂ©aux exigeants La conviction que l'on doit s'efforcer d'atteindre et de maintenir un niveau de perfection dans son comportement ou sa performance reprĂ©sente un idĂ©al destinĂ© Ă  Ă©viter les critiques. Ces exigences amĂšnent Ă  une tension constante; s'arrĂȘter dans ses efforts ou se dĂ©tendre devient impossible. Une critique constante de soi-mĂȘme et des autres est effectuĂ©e. Par consĂ©quent la personne souffre des dĂ©ficits de plaisirs, dĂ©tente, santĂ©, estime de soi, satisfaction personnelle et relations interpersonnelles. On peut distinguer Le perfectionnisme, importance excessive attachĂ©e aux dĂ©tails et sous-estimation de sa propre performance. Des rĂšgles rigides; l'importance du devoir. Ces rĂšgles s'appliquent Ă  de nombreux aspects de la vie morale, culture, religion. PrĂ©occupation constante de temps et d'efficacitĂ© toujours faire plus et mieux. Punition La tendance Ă  se montrer intolĂ©rant, trĂšs critique, impatient et Ă  " punir " les autres, et soi-mĂȘme, s'ils n'atteignent pas le niveau de perfection que l'on exige. Ceci entraĂźne la difficultĂ© Ă  pardonner les erreurs ou les imperfections - en soi ou chez les autres - l'incapacitĂ© de considĂ©rer les circonstances attĂ©nuantes; et un manque d'empathie, de flexibilitĂ©, ou l'incapacitĂ© d'admettre un autre point de vue. La rigiditĂ© des schĂ©mas La personne "en santĂ©" ajuste ses schĂ©mas ses croyances Ă  mesure qu'elle expĂ©rimente de nouvelles situations, ce qui lui permet de dĂ©velopper des comportements variĂ©s, adaptĂ©s aux diffĂ©rentes situations. Les schĂ©mas inadaptĂ©s prĂ©sents dans les troubles de la personnalitĂ© ont cependant tendance Ă  se maintenir. Young dĂ©crit trois types de processus ou de stratĂ©gies qui contribuent Ă  ce maintien. Selon qu'une personne met davantage en oeuvre l'un ou l'autre de ces types de processus, elle vit diffĂ©remment un schĂ©ma elle capitule, fuit ou contre-attaque. La plupart des gens ont recours Ă  un mĂ©lange de ces stratĂ©gies. Le maintien des schĂ©mas capitulation La personne pense, ressent et rĂ©agit selon son schĂ©ma. Elle juge incorrectement les gens et les circonstances de façon qui renforce les croyances reliĂ©es Ă  son schĂ©ma. Elle crĂ©e des situations et choisit des relations qui entretiennent son schĂ©ma. Diverses distorsions cognitives maintiennent les jugements erronĂ©s. Par exemple, l'attention sĂ©lective consiste Ă  ne voir que les faits qui confirment le schĂ©ma. Ainsi la personne histrionique peut ne pas remarquer qu'elle est souvent plus apprĂ©ciĂ©e lorsqu'elle est plus discrĂšte. Nous prĂ©sentons dans le Dossier DĂ©pression section Processus cognitifs les diffĂ©rents types de distorsions cognitives par lesquelles l'interprĂ©tation de la rĂ©alitĂ© peut ĂȘtre biaisĂ©e de façon Ă  se conformer aux schĂ©mas. Il est frĂ©quent de recrĂ©er et de rechercher les contextes familiers dans lesquels nous avons grandi. Par exemple, la personne qui a le schĂ©ma d'imperfection trouve naturel de tolĂ©rer des gens qui la critiquent, ce qui maintient son schĂ©ma. Elle se comporte de telle sorte qu'on continue Ă  la critiquer et Ă  la dĂ©prĂ©cier. De mĂȘme, l'apparente froideur de la personne qui a un schĂ©ma d'exclusion influe sur l'accueil que lui font les gens. La personne qui a un schĂ©ma d'abandon croyance qu'elle est toujours susceptible d'ĂȘtre abandonnĂ©e trouve souvent naturel d'investir dans la relation avec un partenaire qui craint de s'engager. L'Ă©vitement des schĂ©mas fuite La personne Ă©vite de penser Ă  des questions reliĂ©es au schĂ©ma et Ă©vite les situations qui peuvent activer le schĂ©ma et faire vivre des sentiments nĂ©gatifs de tristesse, de honte, d'anxiĂ©tĂ© ou de colĂšre. Elle est souvent inconsciente de l'existence de son schĂ©ma. Elle le nie. La personne avec un sentiment d'imperfection peut fuir l'intimitĂ©. La personne avec un schĂ©ma d'exclusion peut fuir les rassemblements, les rĂ©unions de travail, les congrĂšs, les partys. La personne ayant le schĂ©ma d'Ă©chec peut fuir le travail, les Ă©tudes et les nouveaux projets. La personne avec un schĂ©ma de dĂ©pendance peut fuir les situations oĂč elle doit faire preuve d'autonomie. Ces Ă©vitements empĂȘchent de tester ses schĂ©mas et de les modifier graduellement. La compensation contre-attaque La personne pense et rĂ©agit de façon opposĂ©e Ă  son schĂ©ma. Cependant ses comportements sont souvent trop extrĂȘmes et contribuent Ă  maintenir son schĂ©ma. Par exemple, la personne avec un schĂ©ma de carence affective peut tellement rĂ©clamer d'attention qu'elle Ă©loigne les autres et se retrouve encore plus privĂ©e d'affection. Une personne peut dĂ©velopper un sentiment de supĂ©rioritĂ© qui est Ă  l'opposĂ© du sentiment d'imperfection vĂ©cu dans l'enfance. Elle peut consacrer beaucoup d'Ă©nergie Ă  son prestige et Ă  sa situation sociale et choisir ses relations de façon Ă  se sentir supĂ©rieur. Cette contre-attaque empĂȘche toutefois, entre autres, l'intimitĂ©. La conscientisation des schĂ©mas La personne pour qui un ou des schĂ©mas reprĂ©sentent un problĂšme n'en a souvent pas conscience. Soit parce que les croyances associĂ©es Ă  ces schĂ©mas lui semblent tellement naturelles et Ă©videntes qu'elles ne sont pas remarquĂ©es, soit parce qu'elle Ă©vite ou contre-attaque voir La rigiditĂ© des schĂ©mas. Toutefois, ces schĂ©mas dĂ©terminent l'interprĂ©tation des situations que la personne vit, c'est-Ă -dire ce qu'elle se dit au sujet de ces situations. Ces interprĂ©tations, appelĂ©es pensĂ©es automatiques, sont des pensĂ©es observables plus facilement accessibles Ă  la conscience que les schĂ©mas. Par exemples qu'est-ce que les gens vont dire?; il faut que tout soit fait Ă  temps; comment osent-ils me traiter ainsi?; il se dĂ©sintĂ©resse de moi; je ne suis pas capable de rester seule, etc.. Les pensĂ©es automatiques manquent souvent d'objectivitĂ© et prĂ©sentent des biais cognitifs. Elles sont logiques par rapport aux croyances sous-jacentes mais elles sont souvent inexactes dans la situation vĂ©cue. Elles prĂ©sentent, ce qui a Ă©tĂ© appelĂ© des distorsions cognitives. Ces interprĂ©tations de la rĂ©alitĂ© dĂ©terminent les Ă©motions et les comportements. Par exemple, la personne obsessionnelle-compulsive peut ĂȘtre anxieuse dans une situation oĂč elle craint de ne pas performer assez bien. Ce qui peut l'amener Ă  prendre trop de temps et d'Ă©nergie, Ă  dĂ©passer ses limites et Ă  nĂ©gliger d'autres besoins pour que tout soit parfait dans les moindres dĂ©tails, etc.. La personne narcissique peut devenir agressive si elle n'obtient pas un traitement de faveur. C'est l'observation des pensĂ©es automatiques, des rĂ©actions Ă©motives et des comportements qui peuvent mettre la puce Ă  l'oreille concernant les croyances qui les sous-tendent. Troubles de la personnalitĂ© et santĂ© mentale Lorsqu'activĂ©s, les schĂ©mas inadaptĂ©s provoquent des Ă©motions intenses qui mĂšnent frĂ©quemment, directement ou indirectement, Ă  divers problĂšmes psychologiques souvent associĂ©s aux troubles de la personnalitĂ©, tels la dĂ©pression, l'anxiĂ©tĂ©, la panique, la solitude, les relations destructrices, l'abus d'alcool, de drogues, de nourriture et des dĂ©sordres psychosomatiques. Le plus souvent c'est au sujet de l'un de ces problĂšmes que la personne souffrant d'un trouble de la personnalitĂ© consulte un psychologue ou un mĂ©decin. Les 10 troubles de la personnalitĂ© Pour plus d'informations, voyez les liens plus bas. Voyez Ă©galement TEST Quels sont vos grands traits de personnalitĂ©? 10 distorsions cognitives qui entretiennent des Ă©motions nĂ©gatives PsychomĂ©dia avec sources Beck, Cognitive Therapy of personnality Disorders in P. M. Salkovskis, Frontiers of Cognitive Therapy, Guilford Press, 1996. Cottraux, J. et Blackburn, ThĂ©rapies cognitives des troubles de la personnalitĂ©. Masson, 1995. Young, et Klosko, Je rĂ©invente ma vie, Les Éditions de l'Homme, 1995. Tous droits rĂ©servĂ©s. La rĂ©gulation des Ă©motions fait partie de notre vie quotidienne et elle participe Ă  notre santĂ© mentale. La capacitĂ© Ă  gĂ©rer ses propres Ă©motions peut ĂȘtre un vĂ©ritable atout, car elle rend moins vulnĂ©rable Ă  des rĂ©actions excessives et Ă  ses consĂ©quences. A contrario, l’altĂ©ration de cette fonction peut jouer des tours » en cas de situations Ă©motionnelles et crĂ©er des difficultĂ©s dans les relations personnelles, professionnelles ou en cas de prise de dĂ©cision. En identifiant la rĂ©gion clĂ© du cerveau spĂ©cifique Ă  cet auto-contrĂŽle des Ă©motions, ces chercheurs de l’University College London livrent une cible thĂ©rapeutique possible pour aider certaines personnes Ă  gĂ©rer des situations fortement Ă©motionnelles. Conclusions dans la revue Brain Structure and Function. Leur dĂ©couverte ? Des zones diffĂ©rentes du cerveau sont activĂ©es quand nous choisissons de supprimer une Ă©motion ou quand on nous demande d'inhiber une Ă©motion. Pour y parvenir, les chercheurs ont scannĂ© les cerveaux de participants en bonne santĂ© et constatent qu'une zone clĂ© du cerveau est activĂ©e au moment de dĂ©cider, soi-mĂȘme, de supprimer une Ă©motion. Cette zone du cerveau Ă©tait connue, auparavant, pour son rĂŽle dans la dĂ©cision d'arrĂȘter un mouvement. Le Dr Simone Kuhn, de l'UniversitĂ© de Ghent, rappelle, que dans la vie de tous les jours, on nous contraint souvent Ă  refreiner nos Ă©motions et il est plus rare qu'on s'en intime l'ordre soi-mĂȘme. Or dans la plupart des Ă©tudes prĂ©cĂ©dentes sur le self-control », on demandait aux participants d'exprimer ou d'inhiber une rĂ©action Ă©motionnelle. Dans cette nouvelle Ă©tude, une quinzaine de participantes en bonne santĂ© ont visionnĂ© des images dĂ©sagrĂ©ables ou effrayantes avec le choix de se laisser aller Ă  l'Ă©motion suscitĂ©e par l'image ou d'inhiber volontairement leur Ă©motion en se distanciant par un acte d'auto-contrĂŽle ou encore avec l'ordre de refreiner leurs Ă©motions. Durant l'expĂ©rience, leurs cerveaux Ă©taient analysĂ©s par imagerie par rĂ©sonance magnĂ©tique fonctionnelle IRMf. Lorsque les participantes font le choix, par elles-mĂȘmes de contrĂŽler leur Ă©motion, les chercheurs repĂšrent une activation dans . Lorsque les participantes sont invitĂ©es par le chercheur Ă  contrĂŽler leur Ă©motion, c'est la zone, du cortex prĂ©frontal dorsolatĂ©ral qui a Ă©tĂ© activĂ©e. Si les 2 zones sont distinctes, il existe nĂ©anmoins un recouvrement, expliquent les auteurs. Mais la distinction peut ĂȘtre faite entre la capacitĂ© de self-control et la capacitĂ© Ă  suivre des instructions. Ce mĂ©canisme du cerveau identifiĂ© pourrait ĂȘtre une cible potentielle pour des interventions permettant de surmonter la dĂ©tresse Ă©motionnelle face Ă  certaines situations, parfois courantes de la vie personnelle ou professionnelle. Source Brain Structure and Function May 2013 Differences between endogenous and exogenous emotion inhibition in the human brain Visuel © cynoclub - AccĂ©der aux derniĂšres actus en “Psycho” Lire aussi PSYCHO Self-control, pourquoi notre cerveau ne gĂšre pas toujours – PSYCHO Et si les Ă©motions Ă©taient contagieuses? - Qu’est-ce qu’une Ă©motion? Les Ă©motions sont des rĂ©actions complexes qui engagent Ă  la fois le corps et l’esprit. Ces rĂ©actions incluent un Ă©tat mental subjectif, tel que la colĂšre, l’anxiĂ©tĂ© ou l’amour, une impulsion Ă  agir, tel que fuir ou attaquer, que cela soit exprimĂ© ouvertement ou non, et de profond changement dans le corps, tel qu’une augmentation du rythme cardiaque ou de la pression sanguine. Certains de ces changements corporels prĂ©parent Ă  des actions d’adaptations soutenues. D’autres - tels que les postures, les gestes et les expressions faciales - communiquent aux autres ce que nous ressentons ou ce que nous voulons que les autres croient que nous ressentons. L’émotion exprime un drame de la vie personnelle, associĂ© au sort des personnes, des valeurs et des idĂ©es qui leur tiennent Ă  coeur ainsi qu’avec leurs croyances envers elles-mĂȘmes et envers le monde oĂč elles vivent. Elle est dĂ©clenchĂ©e par une Ă©valuation de la signification personnelle du sens de ce qui se produit dans la situation. La trame dramatique varie d’une Ă©motion Ă  l’autre, chaque Ă©motion ayant sa propre histoire. Traduit librement de Lazarus et Lazarus, p. 151 La colĂšre Le dĂ©clencheur de la colĂšre est la perception d’une situation comme dĂ©valorisante ou menaçante pour soi ou les siens, Ă  l’encontre de nos idĂ©es, de nos croyances et de nos valeurs. Le but de la colĂšre est de se dĂ©fendre contre cette menace. La colĂšre peut avoir un effet positif. Elle peut par exemple amener l’autre Ă  se soumettre, ce qui Ă  court terme peut ĂȘtre un gain. Elle peut l’informer de l’importance des enjeux pour nous. Elle peut d’ailleurs nous aider nous-mĂȘmes Ă  en prendre conscience. Cela peut ĂȘtre agrĂ©able d’ĂȘtre en colĂšre, surtout dans le contexte oĂč c’est sans danger et oĂč il n’y a pas de consĂ©quences Ă  long terme. Ce n’est pas toujours le cas. La colĂšre peut Ă©galement motiver une personne Ă  dĂ©velopper des habiletĂ©s dont elle a besoin pour prouver qu’elle a raison et que l’autre a tort. Pensons Ă  celui qui poursuit de longues Ă©tudes pour prouver sa valeur Ă  ses parents. La colĂšre, comme les autres Ă©motions, peut ĂȘtre dĂ©guisĂ©e humour, bouder et dĂ©placĂ©e s’en prendre Ă  un plus faible. Pensons aux bouc-Ă©missaire... Les personnes insĂ©cures quant Ă  leur identitĂ© et Ă  leur valeur personnelle sont plus vulnĂ©rables Ă  la colĂšre. Elles rĂ©agiront fortement Ă  des situations ambiguĂ«s qui laisseraient d’autres indiffĂ©rentes. Certaines personnes sont plus exposĂ©es aux injustices. D’autres ont dĂ©veloppĂ© des croyances qui les amĂšnent Ă  Ă©valuer les gens comme agressants et insultants, mĂȘme lorsque ces personnes n’ont rien fait qui justifie ces perceptions. C’est le domaine des prĂ©jugĂ©s et des stĂ©rĂ©otypes. Que faire face Ă  la colĂšre? Il y a une tendance naturelle Ă  rĂ©agir par la vengeance, ce qui ne favorise pas la rĂ©solution de problĂšme. On peut ĂȘtre portĂ© Ă  croire que la dĂ©molition ou la neutralisation de celui que l’on considĂšre digne de blĂąme maintiendra notre intĂ©gritĂ© et soulagera nos blessures. La colĂšre exprimĂ©e sous forme de violence risque toutefois d’éloigner les gens, de les amener Ă  se venger, Ă  saboter nos projets et Ă  se liguer contre nous. Le contrĂŽle de la colĂšre est un enjeu social important, indispensable Ă  une vie sociale stable et paisible. Tavris 1989 rapporte avec raison que le fait de contenir sa colĂšre n’amĂšne pas de problĂšmes corporels ou psychologiques. Elle se dissipe progressivement sans faire de dommage. C’est lorsque la colĂšre est provoquĂ©e de façon rĂ©currente ou continue qu’il y a une menace pour la santĂ© et pour la qualitĂ© des relations. La principale stratĂ©gies pour la gestion de la colĂšre consiste Ă  réévaluer la situation induisant la colĂšre, de faire preuve d’empathie envers le problĂšme de la personne qui nous offense et de ne pas voir l’action de la personne comme une insulte personnelle. Pour enlever la provocation, il faut changer le sens qu’on lui donne et réévaluer son importance relative. La personne colĂ©rique aura Ă©galement avantage Ă  dĂ©velopper des façons non-violentes d’exprimer sa colĂšre. Cela favorisera une rĂ©action plus positive de l’entourage. En anticipant les effets nĂ©gatifs de l’expression violente et en se rappelant les buts qui lui tiennent Ă  coeur, il sera plus facile de se priver d’un soulagement explosif Ă©phĂ©mĂšre pour favoriser la satisfaction de ses besoins Ă  plus long terme. L’envie L’envie, c’est dĂ©sirer ce qu’un autre possĂšde. Elle est Ă©troitement associĂ©e Ă  l’impression d’en ĂȘtre injustement privĂ©. Cette possession devient le symbole qui permettrait Ă  l’envieux de se sentir apprĂ©ciĂ© et acceptĂ©. En percevant l’autre comme ayant moins de mĂ©rite, la personne envieuse ne peut tolĂ©rer que cette derniĂšre possĂšde quelque chose qui devait lui revenir. L’envieux peut se rĂ©jouir du malheur qui frappe celui qui possĂšde ce qu’il dĂ©sire. Pensons Ă  l’intĂ©rĂȘt morbide des journaux Ă  potins pour les malheurs des gens riches et cĂ©lĂšbres. Il tentera de trouver des dĂ©savantages Ă  la possession de ce qu’il dĂ©sire. Une vision plus nuancĂ©e permettra de constater qu’il est faut de croire que le monde est toujours juste, que les bons sont toujours rĂ©compensĂ©s et que les mauvais sont toujours punis. Elle permettra Ă©galement de se concentrer sur ce que l’on a plutĂŽt que sur ce qui manque. Il vaut mieux profiter de son mieux de ce que l’on a plutĂŽt que de se torturer avec ce que l’on souhaite. La frĂ©quentation de personnes de mĂȘme niveau socio-Ă©conomique permettra d’éviter de s’exposer aux dĂ©clencheurs d’envie. Cela facilitera Ă©galement la satisfaction des besoins d’apprĂ©ciation et d’acceptation. La jalousie La jalousie se diffĂ©rencie de l’envie en ce qu’elle se joue Ă  trois personnes. Quelqu’un a pris ce que nous considĂ©rons nĂŽtre, le plus souvent l’affection d’une troisiĂšme personne. Nous envions la personne qui a un bon travail mais nous sommes jaloux de celle qui a le bon emploi que nous croyions obtenir. La personne jalouse a perdu ou est menacĂ©e de perdre une faveur, habituellement l’affection d’une personne. Elle croit donc devoir rĂ©agir soit en prĂ©venant cette perte, en retrouvant ce qui est perdu ou en se vengeant contre la personne qu’elle juge responsable pour ce qui s’est produit. Bien que la vengeance ne permette pas de retrouver ce qui est perdu, elle vise Ă  rĂ©parer la blessure personnelle qui en a dĂ©coulĂ©. La jalousie comprend une bonne part de colĂšre. La jalousie peut ĂȘtre basĂ©e sur des Ă©lĂ©ments rĂ©els ou sur des perceptions erronĂ©es. Certaines personnes ont un besoin exagĂ©rĂ© d’amour une carence qui est stimulĂ© lorsqu’elles craignent de perdre cet amour. Une faible estime de soi, associĂ©e avec un doute de pouvoir Ă©tablir des relations suffisamment satisfaisantes pour retenir le partenaire, rend plus vulnĂ©rable Ă  la jalousie. L’anxiĂ©tĂ© L’anxiĂ©tĂ© est associĂ©e Ă  la perception d’une menace Ă  notre sĂ©curitĂ© personnelle, Ă  notre identitĂ©. Le coeur du drame anxieux est la prĂ©sence d’une menace incertaine. Le sens que nous donnons habituellement aux Ă©vĂ©nements est Ă©branlĂ© et remis en question. Bien que l’anxiĂ©tĂ© soit une Ă©motion existentielle, elle est souvent vĂ©cue comme Ă©tant causĂ©e par de vĂ©ritables menaces. Ces dangers deviennent le symbole de la menace existentielle, ultimement selon certains auteurs humanistes de la menace associĂ©e Ă  l’existence de la mort et de la solitude. La peur La peur est Ă©galement associĂ©e Ă  la perception d’une menace Ă  notre sĂ©curitĂ© personnelle et Ă  notre identitĂ©. Elle porte toutefois sur une situation spĂ©cifique un danger concret et soudain Ă  notre bien ĂȘtre physique. La culpabilitĂ© La culpabilitĂ© concerne les manquements moraux. Nous comparons nos actes avec des standards internes auxquels nous les mesurons. C’est ce que nous appelons la conscience. La personne qui se sent coupable ressent qu’elle a transgressĂ© un code moral qui a Ă©tĂ© acceptĂ© comme une partie de ses propres valeurs. Les gens qui se sentent coupable n’ont pas nĂ©cessairement fait quelque chose de rĂ©prĂ©hensible. Ils croient l’avoir fait. La culpabilitĂ© est une Ă©motion trĂšs utile Ă  la sociĂ©tĂ© elle aide Ă  promouvoir les comportements socialement dĂ©sirables. Les parents la favorisent en punissant les transgressions qui deviennent Ă©ventuellement intĂ©riorisĂ©s au point que la personne devient anxieuse si elle ne suit pas les rĂšgles de vie familiales. Certains l’associent au dĂ©veloppement biologique naturel, Ă  une recherche d’approbation du groupe d’appartenance qui augmente les chances de survie. Une perception morale plus Ă©voluĂ©e de la culpabilitĂ© Ă©merge au moment oĂč l’individu comprend la signification de la violation des standards de conduite. Que faire avec la culpabilitĂ©? Elle suscite une impulsion Ă  expier, rĂ©parer les erreurs ou Ă  demander une punition pour le mal que l’on a causĂ©. Certains se justifient et blĂąment autrui. Le comportement favorisĂ© socialement est de s’excuser et de faire amande honorable. La honte La honte est associĂ©e Ă  un Ă©chec Ă  atteindre nos idĂ©aux et les idĂ©aux des autres. Tout comme pour la culpabilitĂ©, il s’agit d’une comparaison avec des standards internes auxquels nous nous mesurons. Dans ce cas-ci, il s’agit de l’idĂ©al du moi. Notre estime de soi est en jeu dans cette comparaison entre ce que nous sommes et ce que nous souhaiterions ĂȘtre, ce que nous devrions ĂȘtre. Notons que les standards internes ne sont pas les mĂȘme pour tous. Les idĂ©aux des uns peuvent mĂȘme sembler amoraux aux autres. Il s’agit de la façon dont nous voulons ĂȘtre connus par autrui, de ce que nous souhaitons voir Ă©crit dans notre Ă©loge funĂ©raire. La honte est souvent associĂ©e Ă  la crainte de la critique, du rejet et de l’abandon suite Ă  l’exposition de leur vraie nature de mauvaise personne. Notons que mĂȘme lorsque nous sommes seuls, il y a toujours un observateur sous la forme d’une reprĂ©sentation des figures morales et des figures d’autoritĂ© que nous avons connues. Nous en sommes porteurs. Certaines personnes nient leur honte et tentent de faire porter le blĂąme par quelqu’un d’autre, ce qui peut mener Ă  une expression colĂ©rique intense. La honte nous amĂšne Ă  nous sentir impuissant et Ă  nous considĂ©rer comme une mauvaise personne alors que la colĂšre comporte un aspect actif et une reprise de pouvoir. Certains prĂ©fĂšrent cela. Le dĂ©goĂ»t Le dĂ©goĂ»t est la rĂ©action Ă  l’ingestion ou Ă  la proximitĂ© excessive d’un objet ou d’une idĂ©e indigeste d’un point de vue mĂ©taphorique. La personne se dĂ©couvre incapable d’accueillir ou d’intĂ©grer cet Ă©lĂ©ment qui est considĂ©rĂ© comme toxique. La personne a une impulsion forte et souvent innĂ©e d’éviter ou de se dĂ©barrasser de l’objet offensant. Elle suscite des rĂ©actions d’évitement, de nausĂ©e et de vomissement. Le soulagement Dans un premier temps, il y a une frustration possibilitĂ© d’une maladie, un problĂšme financier, etc. en rapport Ă  quelque chose qui nous tient Ă  coeur. Cela rĂ©sulte temporairement en dĂ©tresse Ă©motionelle, habituellement en colĂšre, en anxiĂ©tĂ©, en culpabilitĂ©, en honte, en envie ou en jalousie. Mais lorsque les conditions ont changĂ© pour le mieux et que la frustration et terminĂ©e, nous vivons le soulagement. Toute est correct Ă  nouveau et nous pouvons continuer notre vie. L’intensitĂ© du soulagement est directement proportionnelle Ă  l’importance que nous attachions aux conditions dĂ©favorables qui l’ont prĂ©cĂ©dĂ©. L’espoir Tout comme pour le soulagement, il y a une frustration possibilitĂ© d’une maladie, un problĂšme financier, etc. en rapport Ă  quelque chose qui nous tient Ă  coeur. Cela rĂ©sulte temporairement en dĂ©tresse Ă©motionelle, habituellement en colĂšre, en anxiĂ©tĂ©, en culpabilitĂ©, en honte, en envie ou en jalousie. Mais cette fois, le rĂ©sultat positif ne s’est pas encore produit. L’individu craint le pire mais espĂšre le mieux. L’espoir comporte certains dangers. La personne peut continuer de rechercher ce qui lui est inaccessible et ainsi nĂ©gliger de rediriger ses pensĂ©es et son Ă©nergie vers un but plus rĂ©aliste. Plusieurs personnes considĂšrent que la vie est intolĂ©rable sans illusions positives. La tristesse La tristesse survient lorsque l’on constate qu’une perte est dĂ©finitive. Que ce soit suite Ă  la perte d’un emploi, d’un amant, de son domicile suite Ă  un dĂ©sastre naturel, de la richesse, de la santĂ©, le dĂ©part des enfants ou la retraite, l’acceptation de cette perte prend du temps. La tristesse survient souvent aprĂšs une pĂ©riode de lutte contre la rĂ©alitĂ© de la perte, accompagnĂ©e souvent d’une combinaison de colĂšre, d’anxiĂ©tĂ©, de culpabilitĂ© et parfois de honte, d’envie, de jalousie et d’espoir. La tristesse est un Ă©tat d’inaction dans lequel une personne a abandonnĂ© l’idĂ©e de pouvoir prĂ©venir ou restaurer la perte. La perte d’un conjoint est un des stress les plus Ă©levĂ© que l’on puisse subir. La vie conjugale amĂšne chaque partenaire Ă  devenir interdĂ©pendant de sorte que la perte nĂ©cessite de nombreux rĂ©ajustements. Elle amĂšne la perte d’une identitĂ© sociale et la nĂ©cessitĂ© d’en reconstruire une autre. La perte d’un enfant est aussi trĂšs difficile car elle amĂšne la perte de plusieurs espoirs et de plusieurs plans d’avenirs. Elle amĂšne un sentiment d’injustice face Ă  la perte d’une vie qui commençait Ă  peine. Elle amĂšne aussi souvent une forte culpabilitĂ©. Une partie importante du travail du deuil est de se centrer vers le futur sans dĂ©savouer ou ĂȘtre amer envers le passĂ©. Les rituels religieux ou laĂŻcs voir le corps, rĂ©unir les proches, l’éloge funĂ©raire, la descente de la tombe dans le sol ou l’éparpillement des cendres visent Ă  aider la personne endeuillĂ©e Ă  assimilĂ©e la rĂ©alitĂ© de la mort. La dĂ©pression La dĂ©pression n’est pas une Ă©motion spĂ©cifique. Produite par le deuil et un sens de dĂ©sespoir, il s’agit en rĂ©alitĂ© d’un mĂ©lange de colĂšre souvent dirigĂ©e contre soi, d’anxiĂ©tĂ© et de culpabilitĂ©. Les personnes les plus vulnĂ©rables sont celles qui ont dĂ©veloppĂ© certains modes de pensĂ©es Ă  leur propre sujet et au sujet du monde qui les entoure. Ceux qui se perçoivent nĂ©gativement et qui se sentent impuissant Ă  y faire quoi que ce soit sont plus vulnĂ©rables. Le monde peut leur sembler hostile et laid et ils rĂ©agissent excessivement aux expĂ©riences nĂ©gatives comme Ă  des catastrophes. Le sentiment d’impuissance dĂ©gĂ©nĂšre en dĂ©sespoir. Le terme de dĂ©pression est Ă©troitement associĂ© au dĂ©sespoir. On peut regarde la dĂ©pression comme une rĂ©ponse Ă©motionnelle complexe Ă  une perte. Il n’y a plus rien qui mĂ©rite de vivre. La personne dĂ©sespĂšre au sujet de sa vie au complet. La vie est sans valeur et la personne souhaite mourir. Le bonheur La joie est associĂ©e Ă  un Ă©vĂ©nement positif qui permet de satisfaire ses besoins et de vivre des expĂ©riences en accord avec ses valeurs et ses buts, vĂ©cus dans un contexte de bien-ĂȘtre global. L’élĂ©ment essentiel associĂ© au bonheur est l’impression de faire des progrĂšs raisonnables vers l’atteintes des buts qui nous tiennent Ă  coeur. Il s’agit plus de se diriger vers un but et de bien utiliser ses ressources que d’atteindre son objectif. Une fois le but atteint, y demeurer n’apporte pas le bonheur. Il faudra s’en fixer un autre. La fiertĂ© La fiertĂ© est provoquĂ©e par un Ă©vĂ©nement que nous percevons comme une confirmation ou une amplification de notre sentiment de valeur personnelle. Il s’agit d’augmenter son sentiment de valeur personnelle en prenant le crĂ©dit pour un objet ou une rĂ©alisation de valeur. Cette rĂ©alisation peut ĂȘtre la nĂŽtre ou celle d’une personne Ă  laquelle nous nous identifions notre enfant, un membre de notre famille, un compatriote, le membre d’un groupe auquel nous appartenons. La honte est associĂ©e Ă  l’échec d’atteindre ses standards personnels. L’humilitĂ© consiste Ă  reconnaĂźtre ses limites. La fiertĂ©, Ă  l’opposĂ© de ces Ă©motions, est associĂ©e Ă  la rĂ©ussite Ă  atteindre et mĂȘme Ă  dĂ©passer ses standards, et Ă  reconnaĂźtre son mĂ©rite. Encore une fois, rappelons que cette Ă©motion n’a pas Ă  voir avec la rĂ©alitĂ© mais bien avec l’évaluation que nous en faisons. Il y a des façons diffĂ©rentes de dĂ©finir le succĂšs crĂ©dits scolaires, revenu, soulagement de la souffrance d’autrui, frĂ©quentations, etc.. Bien que la fiertĂ© soit une Ă©motion lĂ©gitime, elle comporte un Ă©lĂ©ment compĂ©titif et moral. Son expression excessive peut sembler dĂ©valorisant pour l’entourage, susciter l’envie et menacer les relations interpersonnelles. L’amour Il y a diffĂ©rents aspects Ă  l’amour. Certains y voient un sacrifice de leur indĂ©pendance et de leur autonomie, d’autre pas. Certains y associent fortement la sexualitĂ©, d’autres pas. Certains y associent le partage de pensĂ©es, de buts et d’expĂ©riences intimes alors que d’autres ne voient aucun intĂ©rĂȘt dans ce partage. L’intensitĂ© du sentiment et de son expression varie grandement d’un couple Ă  l’autre. Certains font un engagement important envers la relation, alors que d’autres s’engagent peu. Certains idĂ©alisent cet Ă©tat comme un Ă©tat d’extase, une passion envahissante et gratifiante. D’autres y voient une source de conflit, de souffrance, de misĂšre et de malheur, une folie surtout lorsqu’il n’est pas rĂ©ciproque, quelque chose qu’il faut Ă©viter pour conserver la paix de l’esprit, une forme socialement acceptable de folie. L’amour peut ĂȘtre une Ă©motion aiguĂ« ou un sentiment. L’émotion intense d’amour est provoquĂ©e par la vue ou l’écoute de l’autre, un Ă©change particulier, une occasion favorable, une atmosphĂšre romantique, et peut-ĂȘtre parfois par la production d’hormones sexuelles. La trame fondamentale de l’amour romantique est associĂ©e au dĂ©sir de participer Ă  une intimitĂ© affective et physique, habituellement mais pas nĂ©cessairement rĂ©ciproque. Notons que ce que nous trouvons attrayant chez le partenaire est dĂ©terminĂ© par notre appartenance Ă  une culture spĂ©cifique et Ă  notre histoire personnelle. Il n’y a probablement pas de relations humaines dans notre sociĂ©tĂ© qui soit plus socialement complexe et dĂ©licate et contenant plus de risques Ă©motionnels que la recherche et le maintien d’un lien amoureux. Pensons simplement aux risques de rejets, Ă  la frontiĂšre floue entre une cours insistante et le harcĂšlement, aux risques d’abandons et de pertes. L’engagement tĂ©moigne que la personne a une prĂ©occupation stable pour le bien-ĂȘtre de l’autre, ce qui socialement fait habituellement partie de la dĂ©finition de l’amour. L’engagement comprend une intention d’ignorer les pĂ©riodes inĂ©vitables dans une relation oĂč l’émotion aiguĂ« d’amour n’est pas ressentie. L’engagement a un rĂŽle social important la sociĂ©tĂ© se prĂ©occupe de la prise en charge des personnes en difficultĂ©, de l’éducation des enfants, des droits de chacun des conjoints, de la stabilitĂ© et de la prĂ©visibilitĂ© des rĂŽles sociaux, de la transmission des valeurs sociales. L’engagement a donc une fonction sociale importante mĂȘme si elle n’est pas toujours une signification Ă©motionnelle personnelle. Il existe Ă©galement une forme d’amour plus proche de l’amitiĂ© dont la trame est le dĂ©sir de participer dans une relation affective, habituellement mais pas nĂ©cessairement rĂ©ciproque. Les parents aiment leurs enfants et les enfants leurs parents. Pensons Ă  nos relations avec nos meilleurs amis. Certains adultes demeurent toujours enfantins dans leurs relations. Ils peuvent ĂȘtre incapables d’aimer, ne pas se croire aimable ou s’absorber dans un amour obsessif sans rĂ©ciprocitĂ©. D’autres sont affamĂ©s d’amour, et demeurent insatiables toute leur vie. Pour une relation saine adulte, les schĂ©mas enfantins doivent ĂȘtre modifiĂ©s. La gratitude La gratitude implique l’apprĂ©ciation d’un cadeau altruiste, que ce soit de l’aide matĂ©rielle, de l’argent, un service, une information ou un support Ă©motionnel. La relation dĂ©pend de la nature des personnes impliquĂ©es, de la façon que le cadeau est donnĂ©, et de comment il est acceptĂ©. Cette relation implique une certaine empathie de part et d’autre. Le donneur se met Ă  la place de celui qui a besoin de quelque chose et comprend ce besoin. Le receveur se met Ă  la place du donneur et perçoit une intention positive. Le receveur ressent de la gratitude s’il perçoit le cadeau comme sincĂšre, sans qu’il soit associĂ© Ă  des demandes ou rĂ©serves dĂ©raisonnables et appropriĂ©es Ă  ses besoins. La compassion L’individu comprend qu’un autre ĂȘtre humain, semblable Ă  lui, souffre et mĂ©rite qu’on l’aide. La compassion amĂšne Ă  ĂȘtre touchĂ©e par la souffrance d’autrui et Ă  vouloir aider. L’empathie est une capacitĂ© humaine trĂšs importante de se mettre dans les souliers d’autrui pour nous relier Ă  eux pleinement et dĂ©montrer notre humanitĂ© envers eux. Nous pouvons nous imaginer Ă  leur place. Elle est toutefois associĂ©e Ă  des Ă©motions positives ou nĂ©gatives. La compassion est une Ă©motion personnelle spĂ©cifique, en rĂ©action Ă  notre comprĂ©hension de ce que vit l’autre. La souffrance d’autrui nous rejoint en ce qu’elle entre en conflit avec notre dĂ©sir de voir nos proches en sĂ©curitĂ© et heureux, et de voir qu’il y a une certaine justice dans l’univers et que les dĂ©munis reçoivent de l’aide. La compassion est mise de cotĂ© lorsque nous dĂ©shumanisons autrui pensons aux stĂ©rĂ©otypes et aux gĂ©nĂ©ralisations qui amĂšnent Ă  voir l’ennemi comme cruel et inhumains. RĂ©fĂ©rences Forgas, J. P., Johanson, R. et Ciarrochi, J. 1998. Mood management The role of processing strategies in affect control and affect infusion. The Plenum series in social/clinical psychology, 155-195. Gray, J. R. 1999. A bias toward short-term thinking in threat-related negative emotional states. Personality & Social Psychology Buletin, Jan, 251, 65-75. Gilovich, T., Savitsky, K. et Medvec, V. 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L'accueil La dĂ©pression La solitude Le suicide L'anxiĂ©tĂ© Le stress La colĂšre La douleur Vieillir Vivre avec un malade La timiditĂ© Surmonter la fatigue persistante La motivation Le bonheur Une dĂ©finition de la santĂ© mentale RĂ©ussir sa vie de couple Vivre Ă  plein Intervenir en santĂ© mentale La fatigue normale de l'intervenant Enseigner Les Ă©motions La relaxation Les mĂ©decins L'humour InterdisciplinaritĂ© L'alcoolisme La maladie de Parkinson ActivitĂ©s agrĂ©ables L'Ă©quipe Des liens Des articles Des livres Psychologue en milieu hospitalier depuis plus de 35 ans, Bruno Fortin s'intĂ©resse particuliĂšrement aux stratĂ©gies d'adaptation face aux situations stressantes de la vie. Il a une vaste expĂ©rience d'enseignant et d'animateur d'ateliers. Il est l'auteur et le coauteur de nombreux ouvrages dont Comment amĂ©liorer votre mĂ©decin? aux Éditions Fides. Pour me faire parvenir vos commentaires et suggestions gestiondustress Janvier 2020, © Bruno Fortin, psychologue. Tous droits rĂ©servĂ©s. Le théùtre est un outil idĂ©al pour que les personnes apprennent Ă  gĂ©rer leurs Ă©motions. Dans cet article, nous vous prĂ©sentons quelques exercices pour y parvenir. Par ailleurs, vous en saurez davantage sur la façon de travailler les Ă©motions avec le théùtre est une activitĂ© qui prĂ©sente de nombreux bienfaits thĂ©rapeutiques. En effet, il s’agit d’une discipline qui permet de travailler, libĂ©rer et exprimer les sentiments. Voici pourquoi nous allons examiner comment travailler les Ă©motions avec le les aspects les plus sombres de l’expĂ©rience humaine peut ĂȘtre extrĂȘmement rĂ©confortant pour les personnes. Le théùtre offre de nombreuses occasions d’explorer les ombres et les aspects qui subsistent Ă  l’intĂ©rieur de soi. Le fait d’interprĂ©ter des personnages donne l’opportunitĂ© de se transformer Ă  un niveau mĂȘme, l’aspect le plus important de l’expression de maniĂšre crĂ©ative est qu’elle permet de faire sortir les dimensions les plus obscures qui habitent en chacun d’entre interprĂ©tant des personnages tyranniques, Ă©goĂŻstes et destructeurs, nous libĂ©rons l’énergie nĂ©gative refoulĂ©e qui est coincĂ©e Ă  l’intĂ©rieur. Si ce n’est pas extĂ©riorisĂ©, cela peut entraĂźner des problĂšmes sĂ©rieux qui affectent la santĂ© psychologique et théùtre contribue au dĂ©veloppement des plus jeunesLe théùtre est un Ă©lĂ©ment qui contribue au dĂ©veloppement et au bien-ĂȘtre des individus. Il s’agit d’une occasion pour les jeunes d’apprendre Ă  travailler les Ă©motions en expĂ©rimentant et en s’interrogeant sur le rapport au corps, Ă  la beautĂ©, Ă  l’idĂ©ologie et aux valeurs. Ce sont des thĂšmes trĂšs importants Ă  notre adolescents trouvent dans le théùtre une combinaison de situations et d’émotions qu’ils vivent tous les jours. Mais qui transcendent un peu la dimension artistique. Cela signifie qu’ils vivent une expĂ©rience gratifiante en mĂȘme temps qu’ils construisent leur relation avec le autres choses, le théùtre offre aux plus jeunes une connaissance de leur propre corps, de leurs Ă©motions et des rĂ©actions. Par ailleurs, il permet Ă©galement d’acquĂ©rir des capacitĂ©s d’écoute, de travail en Ă©quipe, d’empathie, d’amĂ©liorer les relations et d’augmenter l’estime de soi, le théùtre gĂ©nĂšre un espace pour pouvoir envisager diffĂ©rentes situations. Tout en s’amusant et en interprĂ©tant des rĂŽles dans un but effet, de plus en plus d’écoles intĂšgrent le théùtre Ă  l’intĂ©rieur du programme Ă©ducatif. L’éducation Ă©motionnelle joue un rĂŽle trĂšs important dans le dĂ©veloppement complet des d’avoir des cours de théùtre permet aux Ă©tudiants de travailler cet aspect. En outre, il s’agit d’un excellent moyen de les connecter avec le monde des pour travailler les Ă©motions avec le théùtreSi vous souhaitez travailler les Ă©motions avec le théùtre, sachez qu’il existe quelques exercices simples. Voici les plus faciles, prenez note !1. Un dĂ© pour exprimer les Ă©motionsPour rĂ©aliser ce premier exercice, nous avons besoin d’un grand dĂ© avec 6 visages reprĂ©sentĂ©s pour chaque Ă©motion que l’on dĂ©sire travailler. Par exemple, nous pouvons y mettre la tristesse, l’admiration, la peur, Ă©lĂšves doivent s’asseoir en cercle et chaque participant doit attendre son tour. Une fois que le dĂ© est lancĂ©, l’élĂšve doit exprimer l’émotion attribuĂ©e et expliquer ce qu’il a vĂ©cu auparavant avec cet Ă©tat.“L’expression de maniĂšre crĂ©ative permet de faire sortir les dimensions les plus obscures qui habitent en chacun d’entre nous”2. Jeu de rĂŽlesCe deuxiĂšme exercice est, sans aucun doute, le plus amusant des trois. Pour cela, nous avons besoin de plusieurs participants qui seront chargĂ©s de maintenir une conversation entre eux en reprĂ©sentant divers rĂŽles et de commencer, il faut distribuer Ă  chaque enfant des feuilles blanches avec diffĂ©rentes Ă©motions. Ensuite, Ă  la fin de l’exercice, chacun devra dĂ©couvrir quelque type d’émotion reprĂ©sentaient les autres Deviner les Ă©motionsPour terminer, nous vous proposons un exercice trĂšs simple pour travailler les Ă©motions. Comme pour la premiĂšre activitĂ©, les enfants doivent s’asseoir en cercle les uns Ă  cĂŽtĂ© des participant doit reprĂ©senter une Ă©motion et les camarades doivent la deviner. Lorsqu’ils y parviennent, on passe au de terminer, il faut noter que le théùtre est un outil formidable pour travailler l’éducation Ă©motionnelle des jeunes, mais aussi des adultes. En effet, nous pouvons tous utiliser les compĂ©tences pratiquĂ©es dans le activitĂ© permet aux individus de contrĂŽler les Ă©motions de maniĂšre positive. Et d’acquĂ©rir Ă©galement des capacitĂ©s indispensables pour l’épanouissement personnel et social. Enfin, le théùtre amĂ©liore l’estime de soi, l’empathie, la responsabilitĂ©, le travail en Ă©quipe et la confiance en soi et chez les pourrait vous intĂ©resser ...

capacité à participer aux émotions des autres